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À lire absolument notre nouvelle et très complète brochure «Kimyongur Bahar : Le dossier à charge»
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Un seul pas suffirait pour arrêter le compteur macabre !
Avant son incarcération, Bahar Kimyongür avait lancé un appel urgent à la constitution d'une délégation internationale en Turquie en vue de sauver la vie de l'avocat des droits de l'Homme Behiç Asçi, en grève de la faim depuis plusieurs mois en protestation pour les conditions de détention de ses clients. Il fut écouté mais Maître Asçi se débat encore entre la vie et la mort. Faisons du geste généreux de Bahar une victoire : Soutenons sa campagne ! [Lire]

 

yeux

[15/01/2007] «...Un oiseau s’est posé sur le bord de la fenêtre de ma cellule comme pour m’annoncer la venue précoce du printemps et m’offrir une Ode à la liberté...»
Message à l'occasion de la soirée «Liberté pour Bahar - Justice pour ses camarades», organisée par StopUSA le 19/01/2007 à Bruxelles

                                                                  Prison de Gand, le 15 janvier 2007

                                                       À l’attention des camarades de STOP-USA

Chers camarades,

Au moment où je vous écris ces quelques lignes, un gardien est venu m’annoncer que deux prisonniers ont perdu la vie la nuit dernière.

L’un se serait suicidé par pendaison tandis que l’autre aurait succombé à un infarctus. Il m’a ainsi fallu plus de dix heures pour apprendre qu’un jeune homme s’était pendu à moins de deux mètres de moi et qu’un autre homme âgé de 37 ans, est décédé à peine 20 mètres plus loin.

Côtoyer la mort n’est jamais très réjouissant. Lorsqu’elle emporte des vies gâchées par une erreur criminelle et impardonnable elle même encouragée par un système économique déshumanisant, la mort n’est guère plus fréquentable.

Et lorsqu’elle opère de nuit, dans la froideur d’une cellule de prison, sa laideur n’a pas d’égal.

Mis côte à côte, les mots “prison” et “mort” me rappellent immanquablement l’univers carcéral turc où la mort a sévi plus de cent fois ces sept dernières années parmi des résistants qui aimaient l’humanité, la justice et la vie plus que quiconque. Récemment, leur sacrifice et leur patience infaillible leurs ont permis de conquérir peu à peu le coeur du peuple et de restaurer l’unité des forces de la démocratie et du progrès, au point de semer aujourd’hui l’inquétude dans les palais d’Ankara.

Je voudrais saluer en votre présence ces héros tranquilles qui, malgré leurs souffrances, n’ont rien perdu de leur gaité, de leur tendresse ni de leur humour et en même temps vous transmettre leurs salutations les plus fraternelles.

Il est somme toute remarquable de constater que moins de six ans après les attentats du 11 septembre, nous, les prisonniers politiques de Turquie et de Belgique, nous nous retrouvons sous une même juridiction et, peu à peu, sous un même régime carcéral.

En toute évidence, l’Empire américain n’aura jamais été aussi puissant, belliquex et lâche. Car au moment où je vous écris ces quelques lignes, un journaliste a tour à tour annoncé sur le petit écran que des bombes américaines avaient été larguées sur l’Irak, l’Afghanistan et la Somalie. Observer dans l’impuissance de la captivité, les crimes de l’impérialisme est doublement insupportable. Lorsque cet impérialisme fauche des vies qu’il avait préablement condamnées à une misère programée, il n’est que plus détestable.

Et lorsqu’il opère à distance et par surprise, avec la froideur meurtrière de sa haute technologie, sa laideur n’a pas d’égal.

Mis côte à côte, les mots “prison” et “empire” me rappellent immanquablement le sort réservé à 73 millions de citoyens turcs soumis au plus sournois des colonialismes.

Ce colonialisme dont la Turquie est victime depuis près de 60 ans est sournois, car il ne s’est pas imposé par une guerre d’invasion comme en Irak ou en Afghanistan mais au moyen de deux coups d’État militaires, à coups de crédits, d’endettements, de quotas de production et de plans de privatisation dictés par des institutions financières telles le FMI et la Banque Mondiale. Tellement sournois que les États-Unis y abritent des ogives nucléaires mais égalements un stock de bombes dont une partie avait été déversée sur le Liban l’été dernier et ce précisement à l’insu de la communauté internationale.

La Turquie, ce pays merveilleux dont la diversité et l’abondance des ressources pourraient lui assurer l’autosuffisance, compte pourtant une population dont près des deux tiers vivent sous le seuil de pauvreté, en raison de sa dépendance économique.

Lorsque cette population opprimée exprime son désespoir, les forces de sécurité dites “nationales” agissent en véritable armée d’occupation.

C’est d’avoir voulu défendre cette population que les révolutionnaires turcs continuent de peupler les prisons par centaines.

Et comme vous le savez, c’est d’avoir sympathisé avec leur combat légitime qu’une justice coloniale m’a volé la liberté.

Au moment où je vous écris ces quelques lignes, un oiseau s’est posé sur le bord de ma fenêtre comme pour m’annoncer la venue précoce du printemps. Le voilà à présent qu’il m’offre une Ode à la liberté.

Mis côte à côte, les mots “printemps” et “liberté” me rappellent immanquablement votre combat solidaire pour un monde de paix et de dignité, sans empires et sans prison.

En attendant de vous rejoindre dans les rues de Bruxelles pour clamer ensemble notre soutien aux peuples en lutte, je vous embrasse de toute ma ferveur internationaliste.

Bahar Kimyongür




Le Clea est un collectif citoyen visant à promouvoir un débat critique sur les nouvelles législations antiterroristes. Le cas de Bahar Kimyongür est exemplaire à cet égard. En vertu de ces nouvelles dispositions, non seulement les libertés d'expression et d'association sont mises à mal mais, en plus, l'avenir d'un homme qui n'a commis aucun délit et comdamné aujourd'hui à cinq ans de prison ferme, est gravement compromis.  
 
 
 

autocollant
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Lire :

«Un citoyen belge livré pour des raisons électoralistes à un régime pratiquant la torture ?»

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Actualité de Huxley
«(...) au moyen de méthodes toujours plus efficaces de manipulation mentale, les démocraties changeront de nature. Les vieilles formes pittoresques – élections, parlements, hautes cours de justice– demeureront mais la substance sous-jacente sera une nouvelle forme de totalitarisme non violent. Toutes les appellations traditionnelles, tous les slogans consacrés resteront exactement ce qu'ils étaient aux bon vieux temps. La démocratie et la liberté seront les thèmes de toutes les émissions (...) et de tous les éditoriaux mais (...) l'oligarchie au pouvoir et son élite hautement qualifiée de soldats, de policiers, de fabricants de pensée, de manipulateurs mentaux mènera tout et tout le monde comme bon lui semblera.»
Aldous Huxley, Retour au meilleur des mondes
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