| Qui,
quelle est la véritable Erdal ?
De quoi Kimyongür doit-il être tenu ?
Autant par la manière de formuler les
réponses que la façon de les élaborer,
les médias grand public auront révélé
de faux talents au nom de vrais penchants :
faire du journalisme de meule. Dans l'ensemble
des écrits relatifs au procès du DHKP-C,
le journaux au "top niveau" auront en
effet cotoyé les gazettes de caniveau
(comme Le Soir Magazine)
–n'hésitant pas à se plagier sans mesure
ou à raconter les mêmes travestissements
mais dans la démesure.
Ces quotidiens de renom, dorénavant
cantonnés dans le renon face à la
télévision, auront eux aussi
participé
à la spectacularisation effrenée
de l'information, avec son culte de
l'urgence, de la brièveté,
du superficialisme
–dans un conditionnement conduisant
à privilégier le spectaculaire
sur la réflexion, le voyerisme
complaisant sur le réel intérêt,
et la démagogie sur la contestation. |
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Des
appels citoyens que la grand
presse ne voit pas ?
Pour ce faire,
informer signifie de moins en moins
enquêter, poser ou susciter des
questions mais, avant tout, faire assister à
l'évènement dans sa dimension
la plus productrice d'audience. Dans
cet environnement marchandisé,
la surexposition de la violence et
de l'insécurité est donc
devenue une forme de surenchère
qui
–avec ses faits divers et sa
stratégie
de la peur– sature tout l'espace
social. Au hit parade de
l'effroi, "l'affaire Erdal" en
aura constitué un exemple décidément
pathologique.
Quelles
sont les sources privilégiées dont
se seront enquis ces media ?
Ankara, des annexes turcophiles, la
police et le parquet belges...
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