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À lire absolument notre nouvelle et très complète brochure «Kimyongur Bahar : Le dossier à charge»
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triangle rouge
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Un seul pas suffirait pour arrêter le compteur macabre !
Avant son incarcération, Bahar Kimyongür avait lancé un appel urgent à la constitution d'une délégation internationale en Turquie en vue de sauver la vie de l'avocat des droits de l'Homme Behiç Asçi, en grève de la faim depuis plusieurs mois en protestation pour les conditions de détention de ses clients. Il fut écouté mais Maître Asçi se débat encore entre la vie et la mort. Faisons du geste généreux de Bahar une victoire : Soutenons sa campagne ! [Lire]

 


Pourquoi faut-il soutenir Bahar Kimyongür et exiger sa libération ?

Tous les démocrates doivent protéger les libertés civiles en se mobilisant autour du cas emblématique de Bahar Kimyongür


L'article 19 de la Déclaration universelle des droits de l'Homme de 1948 stipule que «tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit ».

 

bahar et deniz
Rendons-le aux siens

Bahar Kimyongur est un citoyen belge de 32 ans qui dénonce, sans relâche,  les violations des droits de l’Homme commises par l’Etat turc. En particulier, il s’est attaché, ces dernières années, à conscientiser l’opinion publique sur les cas de torture dans les prisons turques –à travers un Bureau d’information lié au DHKC, une organisation communiste turque. Ce Bureau, installé à Bruxelles dans le quartier européen, a toujours respecté le cadre légal belge –comme le soulignait encore, en 2004, la Ministre de la Justice.

De ce fait, Bahar Kimyongur n’a fait que jouir des libertés que lui confèrent la Constitution belge et les traités internationaux. Il n’a, en effet, jamais commis de délit en Belgique, en Turquie ou ailleurs. Il s’est cantonné à développer un argumentaire critique à l’encontre de l’action du gouvernement d’Ankara et à s’organiser en conséquence.

Pourtant, en vertu de la législation antiterroriste belge de décembre 2003, inspirée par les lois que l’administration Bush a adoptées suite au 11 septembre 2001, l’action démocratique de Bahar Kimyongür est désormais qualifiée de «terrorisme».

La traduction d’un communiqué du DHKP-C (qui est considéré comme une organisation terroriste par la Turquie et donc par les pays qui soutiennent le régime d’Ankara, comme les Etats-Unis et la Belgique) et la participation de Bahar Kimyongur au travail du Bureau d’information de cette organisation à Bruxelles sont dorénavant jugées par les tribunaux belges comme les preuves que l’universitaire belge est le chef d’une organisation terroriste internationale. La Cour d’Appel de Gand l’a ainsi condamné à cinq ans de prison ferme, le 7 novembre 2006.

Bahar Kimyongür est devenu, de la sorte, un prisonnier d’opinion en Belgique, un pays se présentant pourtant comme démocratique et soucieux du respect des droits de l’Homme. Alors que les tribunaux hollandais, au printemps dernier, avaient considéré l’action militante de ce citoyen belge parfaitement légale, «la Justice» de son propre pays se range à présent aux côtés des autorités de Turquie et des Etats-Unis. En fait, Bahar Kimyongur est un symbole : celui des dangers que la lutte contre «le terrorisme» fait peser sur la liberté d’expression et sur la liberté d’association en Occident.

Défendre Bahar Kimyongür, exiger sa libération, c’est protéger les libertés de tous les citoyens.

Tous les progressistes doivent s’unir pour s’opposer à la politique américaine qui assimile la contestation sociale à du terrorisme

Depuis les attentats du 11 septembre 2001, l’administration Bush a lancé sa «guerre mondiale contre le terrorisme». A l’aide d’une propagande massive, systématique et en stimulant la peur au sein de leurs populations, les Etats-Unis et leurs alliés européens sont en train de faire passer des opposants politiques de gauche pour des criminels, des bandits, des terroristes. En Belgique, Bahar Kimyongür est la première victime de cette manipulation.

Par l’application de la loi antiterroriste de 2003, les tribunaux belges n’ont plus besoin de se baser, pour fonder leur jugement, sur les délits éventuellement commis par un individu mais sur un positionnement politique. En dépit de nombreux rapports alarmants (comme ceux d’Amnesty International ou même de la Commission européenne) dénonçant les violations des droits de l’Homme en Turquie, la Cour de Gand est donc partie du présupposé que ce pays est une démocratie. Dès lors, une organisation d’opposition comme le DHKP-C est qualifiée de «terroriste» et l’appartenance présumée à ce parti est considérée comme un «acte terroriste».

Le qualificatif «terroriste» permet, en réalité, d’évacuer le fait qu’en l’espèce Bahar Kimyongür n’a jamais commis d’actes illicites (d’ailleurs aucun des condamnés dans le procès DHKP-C n’a été puni pour des actes de violence. Quatre personnes vont purger plusieurs années de prison pour « appartenance à une organisation » jugée « terroriste »). De même, si ce militant internationaliste éprouve de la sympathie envers l’action de la mouvance du DHKP, il n’a jamais reconnu son appartenance à ce parti.  L’utilisation du terme «terrorisme» remet finalement en question la notion même de «démocratie». En effet, dans un pays démocratique, définir la nature d’un autre Etat (et des organisations qui s’y opposent) est une question qui ne relève d’aucun tribunal correctionnel. A fortiori, elle n’a pas à être tranchée par ce genre de juridiction.

Concrètement, si la Turquie a le droit de diffuser son point de vue en Belgique, Bahar Kimyongur, le DHKC ont le droit de faire la même chose. Dans le cas contraire et en usant des nouvelles législations, un porte-parole d’une organisation comme l’ANC de Nelson Mandela (qui luttait résolument contre le régime d’apartheid en Afrique du Sud) aurait pu être condamné comme terroriste en Belgique.

Que l’on soit d’accord ou non avec lui, il est évident que Bahar Kimyongür n’est pas un terroriste; c’est un militant, un opposant politique au régime d’Ankara dont l’engagement a toujours respecté le cadre démocratique belge. Son travail est apprécié au sein de la société civile belge et le CLEA soutient son action résolue et progressiste contre les injustices sociales en Turquie, contre la torture en prison, contre l’oppression des minorités dans le pays d’origine de ses parents, contre l’inféodation des autorités turques à la pax americana. Il s’agit d’une démarche critique salutaire en démocratie.
 
Il est indispensable de défendre Bahar Kimyongür pour éviter que les voix contestataires soient une à une muselées comme le projettent Georges Bush et ses comparses. En Occident comme partout dans le monde, il y a des raisons de se lever, de protester et de se révolter. Exiger «la liberté pour Bahar», c’est faire front pour refuser la vision américaine du monde, c’est s’opposer à l’administration Bush qui voit tout contestataire comme un terroriste en puissance. Faire de Bahar Kimyongür un symbole de solidarité internationale participe d’une démarche visant à rappeler que s’exprimer, s’organiser, contester, «ce n’est pas du terrorisme».

Il s’agit, au contraire, de droits et de libertés chèrement conquis…, d’une nécessité. 

Vous souhaitez aider le Clea à lancer une campagne internationale dynamique pour récolter 10 000 signatures autour du mot d’ordre « liberté pour Bahar ! », contactez dflinker@ulb.ac.be



Le Clea est un collectif citoyen visant à promouvoir un débat critique sur les nouvelles législations antiterroristes. Le cas de Bahar Kimyongür est exemplaire à cet égard. En vertu de ces nouvelles dispositions, non seulement les libertés d'expression et d'association sont mises à mal mais, en plus, l'avenir d'un homme qui n'a commis aucun délit et comdamné aujourd'hui à cinq ans de prison ferme, est gravement compromis.  
 
 
 

autocollant
Bahar Kimyongür est un symbole
Il est le symbole des dangers que la lutte contre le “terrorisme” fait peser sur nos libertés

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«Dis-moi avec qui tu colistes...»
Lire :

«Un citoyen belge livré pour des raisons électoralistes à un régime pratiquant la torture ?»

Consultez aussi :
www.mouvements.be


Actualité de Huxley
«(...) au moyen de méthodes toujours plus efficaces de manipulation mentale, les démocraties changeront de nature. Les vieilles formes pittoresques – élections, parlements, hautes cours de justice– demeureront mais la substance sous-jacente sera une nouvelle forme de totalitarisme non violent. Toutes les appellations traditionnelles, tous les slogans consacrés resteront exactement ce qu'ils étaient aux bon vieux temps. La démocratie et la liberté seront les thèmes de toutes les émissions (...) et de tous les éditoriaux mais (...) l'oligarchie au pouvoir et son élite hautement qualifiée de soldats, de policiers, de fabricants de pensée, de manipulateurs mentaux mènera tout et tout le monde comme bon lui semblera.»
Aldous Huxley, Retour au meilleur des mondes
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