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Un seul pas suffirait pour arrêter le compteur macabre !
Avant son incarcération, Bahar Kimyongür avait lancé un appel urgent à la constitution d'une délégation internationale en Turquie en vue de sauver la vie de l'avocat des droits de l'Homme Behiç Asçi, en grève de la faim depuis plusieurs mois en protestation pour les conditions de détention de ses clients. Il fut écouté mais Maître Asçi se débat encore entre la vie et la mort. Faisons du geste généreux de Bahar une victoire : Soutenons sa campagne ! [Lire]

 

La Belgique fournisseur de la Turquie

L'article du Soir du 19 septembre 2006


Un article qui apporte des données objectives et fait une contribution à l'éclaircissement de cette trouble affaire, au-delà des propos d'un journaliste qui, malgré les faits rapportés, semble continuer à croire aux accusations de l'un des participants actifs à la réunion du centre de crise du Ministère de l'intérieur le 26 avril dernier, le procureur Delmulle et, se référant aux accusés, continue à parler de : «leurs activités terroristes, menées en Turquie et préparées en Belgique». Quid du jugement équitable et de la séparation des pouvoirs?

 


La Une du qutiedien Le Soir du 19/09/2006


Comment la Belgique a-t-elle livré son citoyen Kimyongür aux Pays-Bas pour satisfaire le régime répressif d'Ankara?

Le Soir du 19 septembre 2006

La Belgique fournisseur de la Turquie
Une réunion secrète du gouvernement Verhofstadt a organisé la livraison d'un ressortissant belge à la Turquie.

Le gouvernement Verhofstadt aurait sciemment organisé la "livraison" le 28 avril dernier du ressortissant belge Bahar Kimyongur aux Pays- Bas en vue de son extradition vers la Turquie

Selon la version constante des autorités belges, mise en doute par des révélations du Soir en mai et juin derniers, le porte-parole (ce qu'il nie) de l'organisation turque d'extrême gauche DHKP-C, actuellement jugé devant la cour d'appel de Gand, aurait été arrêté "fortuitement" aux Pays-Bas dans la nuit du 27 au 28 avril alors qu'il se rendait à un concert à 's Hertogenbosch.

Cette version, régulièrement avancée par la ministre de la Justice Laurette Onkelinx (PS), tant à la Chambre qu'au Sénat en réponse à des questions des parlementaires Ecolo Marie Nagy (députée) et Josy Dubié (sénateur), est démentie par un procès-verbal d'une réunion classifiée "confidentielle", tenue au centre de crise du ministère de l'Intérieur deux jours avant l'arrestation de Kimyongur.

Cette réunion, dont nous avons pu consulter le procès-verbal, s'est ouverteà 17 heures. Elle rassemblait 25 personnes, sous la présidence de Pascale Vandernacht, chef de cabinet adjoint de la ministre de la Justice, en charge des dossiers de terrorisme. Y assistaient un conseiller de Guy Verhofstadt (Premier ministre, VLD), Eugène Dimmock ; le directeur de la sécurité publique (Intérieur), Alain Lefebvre ; la conseillère juridique de Laurette Onkelinx, Pascale Petry ; l'administrateur général ff de la Sûreté de l'Etat, André Demoulin ; le procureur fédéral Daniel Bernard et ses adjoints, Johan Delmulle et Leen Nuyts (qui requièrent contre le DHKP-C) ; des représentants de la police locale et d'autres directeurs de la Sûreté ou de la police fédérale antiterroriste dont nous tairons les noms.

Le directeur général du centre de crise Jaak Raes, rédacteur du procès-verbal de la réunion, précise à l'entame des débats : "Cette réunion a lieu à l'initiative du cabinet Justice. Le centre de crise met sa structure à disposition. La présidence de la réunion est assurée par Mme Pascale Vandernacht."

Les débats vont se poursuivre jusqu'à 20h02. Chaque service prend la parole. Vandernacht précise d'emblée que la ministre de la Justice "ne veut pas forcer les règles juridiques" dans le cadre de la préoccupation en débat : l'arrestation prioritaire de Bahar Kimyongur. L'assemblée discute sur le thème " de quelles possibilités dispose la justice belge?". Et analyse tous les cas de figure : "Arrêter ou interpeller la personne ; arrêter la personne s'il quitte le territoire et se réfugie à l'étranger". Vers 18h, les représentants de la Sûreté de l'Etat interviennent. Kimyongur n'aurait pas l'intention de se présenter au procès de Gand (NDLR : en appel contre sa condamnation à 4 ans ferme en première instance à Bruges). Ils annoncent que le soir même à 19h30 une surveillance sur le suspect est organisée à l'occasion d'une conférence donnée par le militant à l'ULB. Ils précisent encore que, selon leurs informations, Kimyongur a peur de se retrouver en prison. Les représentants du parquet fédéral indiquent ensuite aux participants qu'en droit belge "il n'y a actuellement aucune possibilité d'arrêter Kimyongur", ce qu'acte la représentante de Laurette Onkelinx.

Les représentants de la police et du gouvernement décident alors qu'une observation des déplacements du militant sera opérée. Et, surtout, que le "parquet fédéral prendra contact avec son homologue néerlandais dans la perspective d'arrêter Kimyongur aux Pays-Bas (…) sur base du signalement Interpol en vue de la livraison à la Turquie". La décision de livrer le ressortissant belge est ainsi approuvée. Il est décidé que le parquet fédéral prendra les contacts avec son homologue néerlandais, le Landelijk Parket. LaDSU (opérations spéciales de la police fédérale belge) est invitée à participer aux opérations de surveillance de Kimyongur. Le parquet fédéral demande aux services policiers de lui fournir des "sitrep" (rapports) le jeudi 27 à 08h, le vendredi 28 à 12h et à 18h. Une nouvelle réunion d'évaluation est fixée au 3 mai, après l'arrestation.

Le chef de la zone de police locale, impliquée dans l'opération de surveillance, s'inquiète toutefois : "Ne devons-nous pas prévenir le Comité P (police des polices) et le Comité R (surveillance des services de renseignement)?" Pascale Vandernacht répond que ces instances de contrôle ne dépendent pas des ministères de la Justice ou de l'Intérieur.

La ministre de la Justice, que nous avons interrogée, confirme la matérialité de cette réunion du 26 avril. Elle nous déclare que le procès-verbal dont nous faisons état ne serait pas le "procès-verbal officiel" de cette réunion. Nous lui avons demandé de nous transmettre ce qu'elle considère être "le procès-verbal définitif" ; une demande qui n'a pu être rencontrée en raison, selon la ministre, du caractère "classifié" et "confidentiel" de ce document.


L'échange au Sénat entre le sénateur Josy Dubié et la ministre Onkelinx

Voici l'échange entre Laurette Onkelinx et Josy Dubié (Ecolo), en commission de la Justice du Sénat, le 18 mai.
o Josy Dubié : "M. Kimyongur, sur écoute, et surveillé par la Sûreté belge, a donc, selon moi, été livré aux Néerlandais, qui l'ont incarcéré sur la base du mandat international turc."

- Laurette Onkelinx : "Ce genre d'affirmation est grave"

o Josy Dubié : "Je relate des faits. (…) Je constate que M. Kimyongur a passé la frontière et qu'il a été arrêté par des policiers en civil, qui étaient là, selon vous, par pur hasard. Ce ne serait donc pas la Sûreté belge qui a communiqué des informations… (…) Je trouve simplement qu'un faisceau de présomptions permet de penser que M. Kimyongur a bel et bien été "livré", je ne dis pas par vous, mais par la Sûreté belge."

- Laurette Onkelinx : "Vous dites n'importe quoi"


Voici l'échange entre Laurette Onkelinx et Josy Dubié en commission de la Justice du Sénat, le 22 juin.
o Josy Dubié (intervenant suite aux révélations parues dans Le Soir) : "Il ressort donc, Madame la ministre de la Justice, du témoignage du procureur du Roi néerlandais que vous n'avez pas dit la vérité lors de votre réponse à ma question orale du 18 mai et que M. Bahar Kimyongur a bel et bien été "livré" à un pays étranger d'où il risque d'être extradé vers la Turquie."

- Laurette Onkelinx : "J'ai pris connaissance, comme vous, via la presse, des informations suivant lesquelles les autorités judiciaires belges auraient communiqué aux autorités judiciaires hollandaises le fait que M. Kimyongur pourrait se rendre aux Pays-Bas. (…) Une nouvelle fois, je ne partage absolument pas votre analyse selon laquelle la Belgique aurait livré M. Kimyongur aux Pays-Bas afin de faciliter son extradition vers la Turquie."


Le commentaire de Marc Metdepenningen: "Des mensonges nécessaires ?"
Le sort judiciaire de Bahar Kimyongur et de ses amis de l'organisation turque d'extrême gauche, qualifiée de terroriste, DHKP-C, qui a (étonnamment) pignon sur rue à Bruxelles, nous est indifférent. Leur procès en appel devant la cour d'appel de Gand, qui se poursuit actuellement, devrait déboucher dans un mois sur des condamnations -ou des acquittements- conformes à l'engagement personnel de chacun d'entre eux dans leurs activités terroristes, menées en Turquie et préparées en Belgique.

Ce qui nous importe est cette longue suite de mensonges gouvernementaux, qui ont été formulés tant en réponse aux médias qu'aux députés et aux sénateurs depuis l'échappée rocambolesque de Fehryie Erdal et l'arrestation aux Pays-Bas de Bahar Kimyongur, ressortissant belge et porte-parole du DHKP-C.

Depuis le 28 avril, date de l'arrestation de Kimyongur aux Pays-Bas, le gouvernement prétendait n'être jamais intervenu dans la remise d'un ressortissant belge à la Turquie, par Pays-Bas interposés. Le contenu de la réunion gouvernementale, que nous révélons, démontre qu'il aurait bel et bien organisé l'arrestation d'un ressortissant belge en vue de le livrer à une puissance étrangère.

Ce constat, s'il se confirme, est inquiétant. La lutte antiterroriste est certes une priorité. Et le gouvernement serait en droit d'invoquer la " raison d'Etat " pour esquiver les questions médiatiques ou parlementaires.
Eviter le débat ou se réfugier honnêtement derrière le secret n'équivaut cependant pas à un permis de travestir la vérité. A accepter cet écart du gouvernement dans une affaire somme toute banale, on en arriverait à consentir que le mensonge puisse être accepté comme paravent du pouvoir dans toutes les affaires dont il a la charge, y compris les plus essentielles.

Les parlementaires, comme l'opinion ou la presse, peuvent légitimement se sentir floués par les " mensonges nécessaires " de l'équipe Verhofstadt. A elle de s'expliquer publiquement sur les véritables raisons qui l'ont conduite à proclamer le blanc pour le noir.


Le Clea est un collectif citoyen visant à promouvoir un débat critique sur les nouvelles législations antiterroristes. Le cas de Bahar Kimyongür est exemplaire à cet égard. En vertu de ces nouvelles dispositions, non seulement les libertés d'expression et d'association sont mises à mal mais, en plus, l'avenir d'un homme qui n'a commis aucun délit et comdamné aujourd'hui à cinq ans de prison ferme, est gravement compromis.  
 
 
 

autocollant
Bahar Kimyongür est un symbole
Il est le symbole des dangers que la lutte contre le “terrorisme” fait peser sur nos libertés

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Lire :

«Un citoyen belge livré pour des raisons électoralistes à un régime pratiquant la torture ?»

Consultez aussi :
www.mouvements.be


Actualité de Huxley
«(...) au moyen de méthodes toujours plus efficaces de manipulation mentale, les démocraties changeront de nature. Les vieilles formes pittoresques – élections, parlements, hautes cours de justice– demeureront mais la substance sous-jacente sera une nouvelle forme de totalitarisme non violent. Toutes les appellations traditionnelles, tous les slogans consacrés resteront exactement ce qu'ils étaient aux bon vieux temps. La démocratie et la liberté seront les thèmes de toutes les émissions (...) et de tous les éditoriaux mais (...) l'oligarchie au pouvoir et son élite hautement qualifiée de soldats, de policiers, de fabricants de pensée, de manipulateurs mentaux mènera tout et tout le monde comme bon lui semblera.»
Aldous Huxley, Retour au meilleur des mondes
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