Jump to main content
banner
LE CLEA
Accueil
Charte
Actions du Clea
es Communiqués
eses Actualité
es Nederlands / English
es Clea en son et images
  Clea - Section Liège
Législations liberticides
Appel du SAD
es Note sur la loi anti-T
im Une nouvelle inquisition
Procès du DHKC
es Enjeux et contexte
es Les enjeux de ce procès
es Les détenus de Bruges
im Traiments inhumains et dégrandants en prison
Démocratie en Turquie?
Une presse sous emprise
es Un procès exemplaire
es L'autre affaire Erdal
es Procès en Appel à Gand
es Condamné à cinq ans
es Messages de soutien
es Comptes-rendus des audiences
es 1ère instance: Bruges
es Note sur le dossier de Bruges
es Jugement du 28-02-06
im Bahar Kimyongür
es Un complot contre Bahar
es Bahar libéré aux Pays-Bas
es Pétition, soutiens...
es Autobiographie
es Note sur l'arrestation aux Pays-Bas
es Lettre de l'avocat turc
es Jugement de La Haye
Dans le collimateur des lois anti-terroristes
es Procès politique à Liège
es Une menace qui grandit
Presse
es Cartes blanches, articles
Liste de diffusion
es

Pour vous inscrire à notre liste de diffusion cliquez ici


À lire absolument notre nouvelle et très complète brochure «Kimyongur Bahar : Le dossier à charge»
[Lire]

Pour un soutien financier:
363-0054263-80

Portez le pin's
«Triangle rouge»
Le Clea en a fait son symbole

triangle rouge
Où se le procurer?
Cliquez sur l'image

Un seul pas suffirait pour arrêter le compteur macabre !
Avant son incarcération, Bahar Kimyongür avait lancé un appel urgent à la constitution d'une délégation internationale en Turquie en vue de sauver la vie de l'avocat des droits de l'Homme Behiç Asçi, en grève de la faim depuis plusieurs mois en protestation pour les conditions de détention de ses clients. Il fut écouté mais Maître Asçi se débat encore entre la vie et la mort. Faisons du geste généreux de Bahar une victoire : Soutenons sa campagne ! [Lire]

 


Les détenus de Bruges :
Musa Asoglu, Sükriye Akar, Kaya Saz

Des traitements cruels, inhumains et dégradants en Belgique

Musa Asouglu

Musa Asoglu est né le 15 août 1961 à Hendek en province de Sakarya dans la région de la Mer Noire occidentale (Nord-ouest de la Turquie).

Son père, Fikri Asoglu, aujourd'hui un vieil homme robuste et respecté, quitta la Turquie en 1962 pour s'installer à Zolder en Belgique afin d'y travailler dans les mines.

Trois ans plus tard, le père Asoglu déménagea vers les Pays-Bas. En pays batave, il devint restaurateur puis gérant de café. La mère, le frère et la sœur de Musa rejoignirent le père Asoglu en 1974.

 
Centrer

La famille Asoglu est d'origine abkhaze. Les Abkhazes forment un peuple originaire du Caucase du Nord. En 1866, ils furent contraints à l'exode, principalement vers l'Anatolie, tout comme leurs voisins Tcherkesses et ce, après avoir résisté ardemment aux troupes du Tsar Alexandre II.

On compte aujourd'hui plus de 600.000 Abkhazes vivant en Turquie.

En 1978, année où il termina ses études au lycée, Musa s'engagea dans les Jeunesses Révolutionnaires (Dev Genç). C'est également l'année où fut créée Devrimci Sol, la Gauche révolutionnaire, une organisation de résistance anti-fasciste qui se développera jusqu'à devenir en 1994, le DHKP-C.

En 1979, son père le fait venir aux Pays-Bas pour le tenir à l’écart des affrontements qui opposaient les révolutionnaires aux militants fascistes des « Loups Gris ». Il était alors âgé de 18 ans. Aux Pays-Bas, il fit des études supérieures pour enseigner le Turc et obtint un diplôme d'enseignant pour le niveau secondaire.

Tout au long de sa vie en Europe, il a continué à dénoncer le fascisme en Turquie. Musa Asoglu est marié depuis décembre 2002.

Il est le principal accusé dans l’affaire de Knokke et à ce titre, a écopé 6 ans de prison ferme en première instance.

Il avait été arrêté le 26 septembre 1999 en même temps que Kaya Saz et Fehriye Erdal et avait alors fait six mois de détention préventive avant d’être relaxé. Une fois libre, il mena une activité politique parfaitement publique et démocratique en attente d’être jugé.

Tout comme Bahar Kimyongür, il a été condamné en vertu de la loi anti-terroriste pour avoir prétendument lu un communiqué de revendication de la branche militaire du DHKC en la date du 28 juin 2004. Lors du procès en appel, la défense a démenti cette accusation en montrant les images de cette conférence de presse où l’on voit et entend Musa Asoglu clairement refuser de parler du fameux communiqué.

Depuis le 28 février 2006, date de son arrestation, il est détenu à la prison de Bruges où il subit un régime d’isolement d’une rare cruauté. Il subit en effet des fouilles humiliantes lors de chaque déplacement. Il n’a aucun contact avec d’autres détenus. Seule sa famille proche peut lui rendre visite. Chaque demi heure, il est réveillé par ses gardes. Et depuis quelques jours, malgré la décision de justice qui prévoyait l’allègement de son régime strict, la lumière de sa cellule est allumée toute la nuit.


Sükriye Akar


Elle est née le 27 août 1971 à Ludwigsburg en Allemagne. Son nom de jeune fille est Özordulu. Sa famille est orginaire de la ville turque de Samsun, une ville septentrionale située sur les rives de la Mer Noire.

Elle a un frère, Mustafa, aujourd'hui âgé de 31 ans qui est psychologue.

En 1992, elle est diplomée au lycée "Wirtschaftsgymnasium" de Feuerbach (Stuttgart) et obtient le baccalauréat (ce que l'on appelle l'Abitur en allemand).

 

sukriye

Elle ne poursuivra pas des études universitaires, mais une formation professionnelle de deux ans ayant trait au secteur du transport. Cette formation était donnée par la société : Schenker-Rhenus.

Le 13 avril 1993, elle se marie avec Fikret Akar qui était déjà engagé dans la lutte anti-fasciste.

En décembre 2001, son mari Fikret est arrêté dans un quartier d'Istanbul et condamné à 10 ans de prison ferme pour appartenance au DHKP-C. Il est depuis, incarcéré à la prison de type F de Tekirdag.

L'engagement politique de son mari aura un grand impact sur elle.

En 1994, Sükriye obtient son graduat et est engagée par la société Emery Worldwide dans le fret aérien avec le statut de "export agent". Elle travaille pour Emery jusqu'en 1995.

Active depuis plusieurs années dans le travail de solidarité avec les prisonniers politiques surtout depuis l'arrestation de son mari, elle organisera plusieurs symposia internationaux sur la prison et l'isolement carcéral. Dans ce cadre, elle entre en contact avec les organisations des droits de l'Homme tous azimuts et entretient une relation étroite avec des personnalités telles Angela Davis et Noam Chomsky. Elle participera systématiquement à tous les forums sociaux européens pour faire entendre la résistance des détenus politiques de Turquie.

Au bureau d'information du DHKC, elle se chargeait de classer, de scanner et de publier toutes les revues politiques, culturelles et satiriques publiées par les détenus du DHKP-C (revues fabriquées en prisons de type F dans des conditions extrêment difficiles mais aussi souvent très cocasses, notamment via le lancer de la balle d'une courette à l'autre) mais également la connexion entre les prisonniers politiques à travers le monde. Elle assurait notamment un contact entre les détenus du DHKP-C et les détenus politiques incarcérés dans les prisons nord-américaines comme les "Cuban 5", les "Angola 3", Mumia Abu Jamal, Leonard Peltier et bien d'autres.

Sükriye a été condamnée le 28 février 2006 à 4 ans de prison ferme par le tribunal correctionnel de Bruges.

Sükriye parle couramment le turc, l'allemand, l'anglais, le néérlandais et a quelques notions de français.

•Lire : «Les raisons de ma condamnation...» par Sukriye Akar


Le Clea est un collectif citoyen visant à promouvoir un débat critique sur les nouvelles législations antiterroristes. Le cas de Bahar Kimyongür est exemplaire à cet égard. En vertu de ces nouvelles dispositions, non seulement les libertés d'expression et d'association sont mises à mal mais, en plus, l'avenir d'un homme qui n'a commis aucun délit et comdamné aujourd'hui à cinq ans de prison ferme, est gravement compromis.  
 
 
 

autocollant
Bahar Kimyongür est un symbole
Il est le symbole des dangers que la lutte contre le “terrorisme” fait peser sur nos libertés

Vous souhaitez soutenir Bahar concrètement ?
Ce qui suit vous intéressera :
Lire
Téléchargez ici, et reproduisez et diffusez SVP un tract au format pdf
Soutenir Bahar
Prochaine réunion du Clea : À fixer


«Dis-moi avec qui tu colistes...»
Lire :

«Un citoyen belge livré pour des raisons électoralistes à un régime pratiquant la torture ?»

Consultez aussi :
www.mouvements.be


Actualité de Huxley
«(...) au moyen de méthodes toujours plus efficaces de manipulation mentale, les démocraties changeront de nature. Les vieilles formes pittoresques – élections, parlements, hautes cours de justice– demeureront mais la substance sous-jacente sera une nouvelle forme de totalitarisme non violent. Toutes les appellations traditionnelles, tous les slogans consacrés resteront exactement ce qu'ils étaient aux bon vieux temps. La démocratie et la liberté seront les thèmes de toutes les émissions (...) et de tous les éditoriaux mais (...) l'oligarchie au pouvoir et son élite hautement qualifiée de soldats, de policiers, de fabricants de pensée, de manipulateurs mentaux mènera tout et tout le monde comme bon lui semblera.»
Aldous Huxley, Retour au meilleur des mondes
n

Site optimisé pour le navigateur
Firefox
Firefox
Téléchargez-le ici