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À lire absolument notre nouvelle et très complète brochure «Kimyongur Bahar : Le dossier à charge»
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Un seul pas suffirait pour arrêter le compteur macabre !
Avant son incarcération, Bahar Kimyongür avait lancé un appel urgent à la constitution d'une délégation internationale en Turquie en vue de sauver la vie de l'avocat des droits de l'Homme Behiç Asçi, en grève de la faim depuis plusieurs mois en protestation pour les conditions de détention de ses clients. Il fut écouté mais Maître Asçi se débat encore entre la vie et la mort. Faisons du geste généreux de Bahar une victoire : Soutenons sa campagne ! [Lire]

 


7 novembre 2006 - 7 février 2007
«Ses armes à lui, c’étaient son clavier, son stylo et sa voix...»
Message de Deniz, l' épouse de Bahar

bahar et deniz

Mon époux, Bahar Kimyongür, vient d’être condamné par un tribunal belge à cinq ans d’emprisonnement alors qu’il n’a commis aucun délit, aucun acte violent. La condamnation de mon mari signifie qu’exprimer un point de vue contestataire est passible, aujourd’hui, de plusieurs années de prison. C’est inadmissible !

Il est devenu si facile dans ce pays de se faire taxer de terroriste par la justice et de se retrouver derrière les barreaux ! C’est ce qui est arrivé à mon mari.

Pourtant, il n’avait fait que s’ériger contre la torture et l’injustice. Le 7 novembre dernier, la Cour d’appel de Gand a d’ailleurs purement et simplement criminalisé son engagement humanitaire sous prétexte qu’il rendait service à une organisation marxiste turque, le DHKP-C. Pendant six ans, mon mari a parcouru le monde pour tenter de sensibiliser des personnalités issues du monde politique, scientifique, associatif ou artistique sur le sort tragique des opposants turcs en grève de la faim. Son unique but fut de les sauver d’une mort certaine. Le malheur pour mon mari est que la quasi totalité de ces prisonniers résistants faisaient partie de la mouvance de DHKP-C.

Aux yeux de la justice belge, prendre leur défense équivaut désormais à « assumer un rôle dirigeant dans l’organisation ». Mon mari n’a jamais renié ses sympathies pour le DHKP-C mais son maquis à lui, c’étaient les parlements : le parlement européen, les parlements belge, italien, grec…

Ses armes à lui, c’étaient son clavier, son stylo et sa voix. En janvier 2002, lui et moi avions rencontré Javier Solana pour l’appeler à intervenir dans le conflit des prisons turques. La même année, il remit les signatures de 155 000 citoyens turcs et européens exigeant l’arrêt des mauvais traitements dans les prisons, à la présidence du parlement européen. Bahar est un militant chevronné toujours à l’affût d’une occasion pour défendre la cause des prisonniers politiques turcs. Il est ainsi intervenu dans des conférences dans le cadre des Forums sociaux européens à Florence, à Paris et à Londres et lors de meetings internationaux organisés à Alger (2001), à Beyrouth (2002), au Caire et à Caracas (2005).

En avril 2005, il organisa une tournée européenne de poètes américains en hommage aux prisonniers politiques turcs.

Aucune souffrance humaine ne le laissait ni laisse indifférent : ainsi, en janvier 2003, soit quelques semaines avant l’invasion américaine, il s’était rendu en Irak pour exprimer son opposition à l’occupation de ce pays. Il avait même co-organisé une manifestation à Bagdad devant la représentation des Nations-Unies, aux côtés de délégations pacifistes et anti-impérialistes venues d’Espagne, d’Autriche, des Etats-Unis et d’Italie.

A Bruxelles, il organisa plusieurs dizaines de manifestations devant l’ambassade US, pour protester contre l’occupation de l’Afghanistan ou de l’Irak.

Et l’été dernier, il marchait au côté du peuple libanais victime des bombardements israéliens.

Peu après que nous avons fait connaissance, le premier endroit qu’il me fit visiter fut le fort de Breendonk, parce qu’il ressent le martyre du peuple juif dans le plus profond de sa chair et parce que la fraternité, c’est sa religion. Le 19 janvier dernier, à la prison de Gand, lorsque le journaliste arménien Hrant Dink a été assassiné, il s’est, lui aussi senti arménien.

Signez l’appel réclamant la liberté pour Bahar, diffusez ce mail à toutes vos connaissances car ce sont les libertés d’expression et d’association qui sont menacées. Avec un peu d’avance, Bahar, c’est nous tous… Agissons pour le principe, avant qu’il ne soit vraiment trop tard.

En juillet 2006, malgré les pressions de l’Etat turc et le jeu trouble de la Belgique qui ont valu 68 jours d’incarcération à mon époux, un tribunal néerlandais a considéré l’action militante de Bahar parfaitement légale.

Pour éviter l’extradition de Bahar, citoyen belge, vers le pays d’origine de ses parents où il risquait au moins 15 ans de prison et la torture (puisqu’il consacre tout son temps à dénoncer les violations des droits de l’Homme commises par le régime d’Ankara et en particulier les cas de torture dans les geôles turques), nous avons déjà sollicité avec le Comité pour la liberté d’expression et d’association (le Clea) votre soutien. En quelques semaines, nous avons récolté plus de 7000 signatures en faveur de Bahar.

Aujourd’hui, nous nous permettons à nouveau de faire appel à votre sens de la justice. Un simple clic sur le site www.leclea.be peut contribuer à sauver mon mari. Nous n’accepterons jamais sa condamnation car elle signifie que les tribunaux belges sacrifient l’avenir d’un homme en se soumettant aux intérêts des autorités turques et américaines, qu’ils bafouent les libertés inscrites dans la Constitution et les traités internationaux, qu’ils musèlent une voix contestataire.

Exiger la liberté pour Bahar, c’est participer au large mouvement d’opinion rappelant que s’exprimer, s’organiser, contester…, ce n’est pas du terrorisme !

Merci de tout cœur pour votre soutien,

Deniz Demirkapi



Le Clea est un collectif citoyen visant à promouvoir un débat critique sur les nouvelles législations antiterroristes. Le cas de Bahar Kimyongür est exemplaire à cet égard. En vertu de ces nouvelles dispositions, non seulement les libertés d'expression et d'association sont mises à mal mais, en plus, l'avenir d'un homme qui n'a commis aucun délit et comdamné aujourd'hui à cinq ans de prison ferme, est gravement compromis.  
 
 
 

autocollant
Bahar Kimyongür est un symbole
Il est le symbole des dangers que la lutte contre le “terrorisme” fait peser sur nos libertés

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«Dis-moi avec qui tu colistes...»
Lire :

«Un citoyen belge livré pour des raisons électoralistes à un régime pratiquant la torture ?»

Consultez aussi :
www.mouvements.be


Actualité de Huxley
«(...) au moyen de méthodes toujours plus efficaces de manipulation mentale, les démocraties changeront de nature. Les vieilles formes pittoresques – élections, parlements, hautes cours de justice– demeureront mais la substance sous-jacente sera une nouvelle forme de totalitarisme non violent. Toutes les appellations traditionnelles, tous les slogans consacrés resteront exactement ce qu'ils étaient aux bon vieux temps. La démocratie et la liberté seront les thèmes de toutes les émissions (...) et de tous les éditoriaux mais (...) l'oligarchie au pouvoir et son élite hautement qualifiée de soldats, de policiers, de fabricants de pensée, de manipulateurs mentaux mènera tout et tout le monde comme bon lui semblera.»
Aldous Huxley, Retour au meilleur des mondes
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