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Un seul pas suffirait pour arrêter le compteur macabre !
Avant son incarcération, Bahar Kimyongür avait lancé un appel urgent à la constitution d'une délégation internationale en Turquie en vue de sauver la vie de l'avocat des droits de l'Homme Behiç Asçi, en grève de la faim depuis plusieurs mois en protestation pour les conditions de détention de ses clients. Il fut écouté mais Maître Asçi se débat encore entre la vie et la mort. Faisons du geste généreux de Bahar une victoire : Soutenons sa campagne ! [Lire]

 


La justice joue avec le feu
Condamnation de Dyab Abou Jahjah et d’Ahmed Azzuz
par Luk Vervaet, enseignant dans une prison bruxelloise

Au jour d’aujourd’hui en Belgique, vous pouvez être condamné pour ce que vous avez fait de mal, mais aussi pour ce que vous n’avez pas fait.

Dyab Abou Jahjah en Ahmed Azzuz viennent d’être condamnés, ce vendredi 21 décembre à un an de prison ferme et à payer plus de 5.000 euros de dédommagements à la partie civile (Ethias) parce qu’ils auraient “excité les jeunes” lors des incidents de Borgerhout en 2002, mais aussi parce qu’ils n’ont pas “utilisé leur influence pour calmer les jeunes”!

 
dyab
Le politologue belgo-libanais Dyab Abou Jahjah

Si demain vous voulez organiser une manifestation, vous voilà prévenu… (dans les deux sens du terme!). Mais même dans le cas où vous n’auriez pas organisé une manifestation, et que vous vous joignez, tout comme Dyab, à une manifestation spontanée et si vous essayez, avec le charisme qui vous est propre, de la maintenir dans certaines limites – dans ce cas-ci, il s’agissait de l’orienter vers une endroit de prières – alors vous serez jugé responsable de tout ce qui s’est mal passé avant votre arrivée sur le lieu de la manifestation !

La justice joue, littéralement, avec le feu

Sur le plan juridique, d’abord, en condamnant les activistes de la Ligue arabe européenne (LAE) avec une ancienne loi de 1886 contre le mouvement ouvrier, et haïe par celui-ci. Sur le plan politique, ensuite, elle donne un dangereux signal pour le futur et pour les jeunes des quartiers populaires. Précisément le type de signal politique qui pourrait réserver quelques mauvaises surprises à toute la société dans les années à venir.

Tout d’abord, les “émeutes de Borgerhout” de 2002 n’ont pas été considérées par le tribunal comme l’occasion de donner un signal fort sur l’origine de ces incidents, à savoir un meurtre raciste. Le tribunal ne s’est penché que sur les incidents eux-mêmes et cloue au pilori la réaction des jeunes ainsi que la seule organisation de l’immigration présente à ce moment. Pourtant, il y a cinq ans, le problème, c’étaient bien les nouveaux meurtres racistes, et non la LAE ou Dyab Abou Jahjah.

Ensuite, ce jugement ne peut être interprété indépendamment des révoltes des jeunes, ici ou dans d’autres pays européens. En novembre 2005, des autos, des entreprises et des écoles ont brûlé pendant des semaines dans les banlieues françaises après la mort de Zyed (17 ans) et de Bouna (15 ans). Deux ans plus tard, Paris connaissait une nouvelle explosion de violence à Villiers-le-Bel après la mort de Mouhsin (15 ans) et de Larami (16 ans). En octobre 2007, c’était au tour d’Amsterdam de connaître une semaine d’incendies nocturnes après la mort de Bilal (22 ans) dans un bureau de police.

Comparée à ces événements, la réaction des jeunes d’Anvers au meurtre raciste du professeur de religion islamique, Mohamed Achrak (27 ans), était peu de chose. Mais le verdict du 21 décembre 2007 pourrait bien faire changer les choses. Car si les incidents de Borgerhout n’ont pas connu l’ampleur de ceux de Paris ou d’Amsterdam, c’est précisément grâce à l’intervention publique des activistes de la LAE. Ce qui caractérise les révoltes de Paris ou d’Amsterdam, c’est précisément l’absence de toute direction organisationnelle ou de vision politique sur l’émancipation des communautés issues de l’immigration. Ce sont précisément ces éléments que la LAE tentaient d’apporter en canalisant, sur le moment même, la colère des jeunes vers une mosquée, et en proposant pour la plus long terme une vision globale d’émancipation. Eux seuls en étaient capables auprès de ces jeunes à ce moment précis, et c’est pour cela qu’ils reçoivent aujourd’hui un an d’emprisonnement ! Ce n’est ni plus ni moins qu’un encouragement à la jeunesse à réagir la prochaine fois selon les méthodes de guérillas sur le modèle parisien ou néerlandais.

Enfin, il y aujourd’hui fort à faire sur l’épouvantail des “fondamentalistes islamiques”. Dyab Abou Jahjah n’est ni un extrémiste religieux, ni un partisan d’Al Qaeda. Loin de là.  La condamnation de Dyab est la condamnation d’un homme qui a soutenu les jeunes des quartiers populaires dans leur quête de dignité, d'auto-respect et de prise de conscience. Il a braqué leurs yeux sur la défense de leurs droits et de ceux des peuples arabes. Et quiconque travaille aujourd’hui dans une prison sait à quel point ces questions sont fondamentales dans la lutte contre la petite criminalité, une violence parfois aveugle et une identité vacillante. La condamnation de Dyab est un coup pour tous ceux qui travaillent dans cette perspective. Elle risque de laisser libre jeu à d’autres forces, pourvues d’une toute autre logique, une logique destructive.

Au moment où la Belgique vient de se doter d’un gouvernement provisoire, après six mois de combats communautaires entre Flamands et Wallons, un message positif de réconciliation et de paix à l’égard de la communauté belgo-arabe et de ses jeunes eût été le bienvenu.

En lieu et place, c’est un cocktail molotov que la justice leur envoie.

Luk Vervaet, Rue Van Artevelde 161/19, 1000 Bxl. - Tél. 0478653378


Le Clea est un collectif citoyen visant à promouvoir un débat critique sur les nouvelles législations antiterroristes. Le cas de Bahar Kimyongür est exemplaire à cet égard. En vertu de ces nouvelles dispositions, non seulement les libertés d'expression et d'association sont mises à mal mais, en plus, l'avenir d'un homme qui n'a commis aucun délit et comdamné aujourd'hui à cinq ans de prison ferme, est gravement compromis.  
 
 
 

autocollant
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«Un citoyen belge livré pour des raisons électoralistes à un régime pratiquant la torture ?»

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Actualité de Huxley
«(...) au moyen de méthodes toujours plus efficaces de manipulation mentale, les démocraties changeront de nature. Les vieilles formes pittoresques – élections, parlements, hautes cours de justice– demeureront mais la substance sous-jacente sera une nouvelle forme de totalitarisme non violent. Toutes les appellations traditionnelles, tous les slogans consacrés resteront exactement ce qu'ils étaient aux bon vieux temps. La démocratie et la liberté seront les thèmes de toutes les émissions (...) et de tous les éditoriaux mais (...) l'oligarchie au pouvoir et son élite hautement qualifiée de soldats, de policiers, de fabricants de pensée, de manipulateurs mentaux mènera tout et tout le monde comme bon lui semblera.»
Aldous Huxley, Retour au meilleur des mondes
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