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À lire absolument notre nouvelle et très complète brochure «Kimyongur Bahar : Le dossier à charge»
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Un seul pas suffirait pour arrêter le compteur macabre !
Avant son incarcération, Bahar Kimyongür avait lancé un appel urgent à la constitution d'une délégation internationale en Turquie en vue de sauver la vie de l'avocat des droits de l'Homme Behiç Asçi, en grève de la faim depuis plusieurs mois en protestation pour les conditions de détention de ses clients. Il fut écouté mais Maître Asçi se débat encore entre la vie et la mort. Faisons du geste généreux de Bahar une victoire : Soutenons sa campagne ! [Lire]

 


Fermeture du bureau du DHKC à Bruxelles :
Ni les USA, ni l ’UE ne nous feront taire !



Depuis juillet 1995, notre bureau d'information s'efforce de dénoncer les crimes commis par l'Etat turc à l'encontre des travailleurs, des syndicalistes, des étudiants, des artistes, des prisonniers politiques, des organisations démocratiques ainsi que des minorités nationales et religieuses.

Quoiqu'il ait changé trois fois de siège, notre bureau s'est toujours trouvé à proximité des institutions européennes afin de garder un contact permanent avec les eurodéputés démocratiques et alertes à la question des droits de l'homme en Turquie.

En 11 ans d'activités, plusieurs centaines de délégations politiques, syndicales et culturelles du monde entier ainsi que des progressistes et même de simples curieux venant à titre individuel ont fréquenté notre bureau d'information.

Pendant 11 années, les communiqués de notre bureau d'information et le travail de traduction effectué par nos collaborateurs ont servi à informer et sensibiliser une partie importante de l'opinion publique européenne et même mondiale quant à la réelle situation en Turquie.

Par exemple, en décembre 2000 et janvier 2001, notre bureau avait envoyé vers les 5 continents, des milliers de cassettes vidéo reprenant des images de massacres dans les prisons perpétrées entre le 19 et le 22 décembre 2000, images qui avaient été censurées par la presse turque.

A l'heure où les autorités turques pourchassent sans répit nos journalistes, caricaturistes et écrivains critiques, où des journaux d’opposition sont saisis et leurs locaux mis sous scellés, où 24 journalistes croupissent toujours dans les sinistres prisons de type F, l'Union européenne et la Belgique en particulier se sont dotées d'un nouvel arsenal judiciaire et vont même jusqu'à utiliser des moyens occultes pour faire taire notre bureau sous prétexte d'activités terroristes.

C'est d'ailleurs avec les mêmes allégations que l'Etat turc tente de museler ses opposants sur son territoire.

Pour mieux comprendre l'évolution qui a conduit à la criminalisation de notre bureau, il nous faut faire une brève rétrospective et remonter au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, lorsque sous la pression des Etats-Unis d'Amérique, une décision-cadre du Conseil établissant une liste des organisations "terroristes" fut adoptée par la Commission européenne sous présidence belge.

Cette décision-cadre qui devait servir à harmoniser la législation pénale anti-terroriste à l'échelle européenne se basait sur la définition du terrorisme la plus vaste et la plus floue et donc, la plus répressive.

La sélection des organisations mises au ban en tant que "terroriste" s'est faite sans le moindre débat contradictoire. Cette ostracisation ne permet en outre aucune possibilité de recours pour les organisations visées.

Une fois que cette liste noire fut adoptée et la définition de terrorisme établie, les diplomates turcs multiplièrent leurs tractations pour obtenir que le PKK et le DHKP-C y soient insérés en tant que tels.

Finalement, ce sera chose faite le 2 mai 2002.

L'étape suivante fut la ratification par le Parlement fédéral belge d'une nouvelle loi anti-terroriste en la date du 19 décembre 2003.

C'est cette loi qui permet aujourd'hui au Parquet fédéral belge de poursuivre des collaborateurs de notre bureau d'information pour avoir simplement traduit des textes.

D’autre part, le 1er avril 2004, une opération policière internationale orchestrée par un procureur italien de la Pérouse et visant soi-disant le DHKP-C aboutit à l'arrestation de plus de 120 personnes dans 5 pays: la Belgique, les Pays-Bas, l'Allemagne, l'Italie et la Turquie.

Ce jour-là, notre bureau d'information est pris d'assaut par des hommes masqués et armés jusqu'aux dents. Les portes sont défoncées, les archives saisies, les occupants arrêtés. Même le jardin du bureau est retourné.

Toutes les personnes arrêtées dans le cadre de cette opération, y compris la centaine de militants arrêtée en Turquie, ont été libérées, hormis deux journalistes révolutionnaires turcs qui se trouvaient en Italie, une femme incarcérée à la prison de Rebibbia à Rome et un homme détenu à la prison de Spoleto.

La presse turque révèlera que ces rafles constituaient une action préventive servant à sécuriser le sommet de l'OTAN qui devait avoir lieu à la fin du mois de juin à Istanbul.

L'opération violente contre notre bureau perpétrée le 1er avril 2004 marque une étape importante dans la criminalisation de nos activités. C'était en effet la première fois en neuf ans d'existence que notre bureau faisait l'objet d'une perquisition.

Le 28 juin 2004, précisément en marge du sommet de l'OTAN à Istanbul, une conférence de presse organisée dans un hôtel du quartier européen par une coalition de gauche du nom de Resistanbul a été utilisé comme prétexte par la Sûreté de l’Etat belge pour faire monter la pression sur notre bureau d'information.

La Sûreté affirmait en effet qu'un communiqué de revendication signé par le DHKC a été lu par deux collaborateurs de notre bureau durant cette conférence. Il s'agit de Musa Asoglu et de Bahar Kimyongür.

Or, à cette conférence de presse, il n'était ni question du DHKC, ni de ses communiqués, ni de revendication, ni même d'allusions à une quelconque revendication. Elle portait en fait sur les abus de la police turque dans le cadre des mesures de sécurité entourant le sommet de l'OTAN.

En fin de journée, une équipe de la chaîne de télévision RTL se présenta dans les locaux de notre bureau d'information du DHKC et interrogea Bahar Kimyongür, le traducteur du communiqué controversé.

Suite à la retransmission télévisée de cet interview, un parlementaire bruxellois du nom de François-Xavier de Donnéa connu en tant qu'actionnaire (et réactionnaire) proéminent sur le marché turc, saute sur l'occasion pour interpréter le commentaire du traducteur de ce communiqué comme une revendication, espérant ainsi obtenir la fermeture de notre bureau.

Suite aux pressions exercées par ce provocateur et par ses complices turcs, une enquête est ouverte.

Cette enquête aboutira à l’inculpation des deux attachés de notre bureau précités.

L'une de ces deux personnes se trouve actuellement incarcéré à la prison de Bruges, entre autres, des suites de la provocation concernant la lecture imaginaire de ce communiqué tandis que le deuxième prévenu a été condamné à quatre ans de prison. Ce dernier est resté en liberté dans l'attente de son procès en appel à la Cour d'appel de Gand. Le jugement de l’appel de Gand sera rendu le 7 novembre prochain.

Vu le ridicule de l'accusation, il est évident que désormais la Sûreté belge profitera de la moindre occasion pour obtenir la fermeture de notre bureau.

Outre le fait que les pressions visant à la fermeture de notre bureau sont indiscutablement une atteinte grave à la liberté d'expression et d'association et sont une tentative d'imposer une vision unilatérale et erronée de la Turquie parmi la communauté internationale sans doute pour assurer l'impunité aux tortionnaires turcs, il serait naïf et illusoire de la part des autorités belges et turques de penser que la lutte sociale en Turquie pourrait en être affectée pour autant.

Ne pouvant plus exercer notre activité d'information librement et dans le but d'éviter toute provocation future des services secrets turcs et belges, nous avons décidé souverainement de fermer notre bureau d'information de Bruxelles.

Cependant, avec ou sans bureau, même sous la plus opaque des censures, les peuples du monde continueront d'être informés de la cinglante réalité de l'Etat turc ainsi que de la lutte des révolutionnaires pour le pain, la liberté, la dignité et la justice sociale.

Ni la répression, ni la censure, ni la prison ne nous feront taire !

Nous continuerons à dénoncer les crimes des puissances impérialistes et de l’Etat turc !

DHKC
Bureau d’information de Bruxelles

Le 30 octobre 2006


De l'usage de l'information par les différents media

Contrairement à la RTBF radio (“La Première” - 31/10/2006 - 7h.), l'article paru dans De Morgen (31/10/2006) est plus correct et reprend même une phrase du communiqué.

Extrait :

DHKP-C sluit kantoor waar Erdal ontsnapte

De Turkse extreem linkse volksbeweging DHKP-C sluit haar bureau in de Stevinstraat in Brussel. Volgens de Turkse beweging dient dat bureau enkel om de publieke opinie te informeren over de repressie en de onrechtvaardigheden die Turkije begaat.

De DHKP-C stelt dat de Europese Unie, en vooral België, de organisatie het zwijgen probeert op te leggen, "allemaal onder het voorwendsel van de beschuldiging van 'terroristische activiteiten'". Volgens de organisatie is er druk geweest om het bureau te sluiten. "Omdat wij onze activiteit om informatie te verstrekken niet meer kunnen uitoefenen en om elke toekomstige provocatie vanwege de Turkse en Belgische veiligheidsdiensten te vermijden, hebben wij beslist om het te sluiten." Boven dat bureau zat de extreem linkse Turkse activiste Erdal zes jaar lang ondergedoken. (Eigen berichtgeving 07:53).



Le Clea est un collectif citoyen visant à promouvoir un débat critique sur les nouvelles législations antiterroristes. Le cas de Bahar Kimyongür est exemplaire à cet égard. En vertu de ces nouvelles dispositions, non seulement les libertés d'expression et d'association sont mises à mal mais, en plus, l'avenir d'un homme qui n'a commis aucun délit et comdamné aujourd'hui à cinq ans de prison ferme, est gravement compromis.  
 
 
 

autocollant
Bahar Kimyongür est un symbole
Il est le symbole des dangers que la lutte contre le “terrorisme” fait peser sur nos libertés

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«Dis-moi avec qui tu colistes...»
Lire :

«Un citoyen belge livré pour des raisons électoralistes à un régime pratiquant la torture ?»

Consultez aussi :
www.mouvements.be


Actualité de Huxley
«(...) au moyen de méthodes toujours plus efficaces de manipulation mentale, les démocraties changeront de nature. Les vieilles formes pittoresques – élections, parlements, hautes cours de justice– demeureront mais la substance sous-jacente sera une nouvelle forme de totalitarisme non violent. Toutes les appellations traditionnelles, tous les slogans consacrés resteront exactement ce qu'ils étaient aux bon vieux temps. La démocratie et la liberté seront les thèmes de toutes les émissions (...) et de tous les éditoriaux mais (...) l'oligarchie au pouvoir et son élite hautement qualifiée de soldats, de policiers, de fabricants de pensée, de manipulateurs mentaux mènera tout et tout le monde comme bon lui semblera.»
Aldous Huxley, Retour au meilleur des mondes
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