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À lire absolument notre nouvelle et très complète brochure «Kimyongur Bahar : Le dossier à charge»
[Lire]

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Le Clea en a fait son symbole

triangle rouge
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Un seul pas suffirait pour arrêter le compteur macabre !
Avant son incarcération, Bahar Kimyongür avait lancé un appel urgent à la constitution d'une délégation internationale en Turquie en vue de sauver la vie de l'avocat des droits de l'Homme Behiç Asçi, en grève de la faim depuis plusieurs mois en protestation pour les conditions de détention de ses clients. Il fut écouté mais Maître Asçi se débat encore entre la vie et la mort. Faisons du geste généreux de Bahar une victoire : Soutenons sa campagne ! [Lire]

 


Altermondialiste liégeois Didier Brissa  :
Intervention à la soirée pour la liberté d’expression

Bruxelles, BeursKaffee, 27 juin 2007 [Lire]



Bonjour à toutes et à tous,

Je suis Didier Brissa. En 2001, j'ai fait l'objet, ainsi que le deux autres porte-paroles du collectif S22versD14, Arnaud Leblanc et Raoul Hedebouw, de mesures de surveillance dans le cadre des méthodes particulières d'enquête prévues dans la loi sur les organisations criminelles et les maffias.
Mes deux «complices» et moi-même étions-nous ou avions-nous un «passé criminel» ?
 
altermondialistes
Arnaud Leblanc et Didier Brissa

Etions-nous identifiés comme les membres d'une Maffia ? Non, certainement pas, nous étions simplement les porte-paroles publics d'un collectif liégeois constitué afin d'organiser l'une des manifestations contre la construction d'une Europe néolibérale, à l'occasion de la présidence belge de l'Union.

Ce collectif était-il secret ? Représentait-il une menace criminelle ? Agissait-il en dehors du cadre de la loi ? Non et encore non. Nos réunions étaient publiques et la police n'a d'ailleurs pas eu à enquêter pour trouver nos n° de téléphones - ils figuraient sur nos tracts. Nous avons rencontré à plusieurs reprises la police et les autorités communales pour l'organisation de notre manifestation, pour laquelle nous avions d'ailleurs sollicité et reçu l'autorisation du bourgmestre.

Cela n'a pourtant pas empêché les autorités policières de monter un dossier nous présentant comme des criminels afin d'obtenir l'autorisation de mener à notre encontre des méthodes particulières d'enquête : à savoir mise sur écoute de nos téléphones et de nos correspondants ; retranscriptions de nos sms, et sans doute aussi peut-être lecture de nos-e-mails, perquisitions secrètes de nos domiciles, filatures, etc. (pourquoi dis-je « sans doute », parce qu'en effet, notre dossier comporte des « blancs » et que la loi sur les méthodes particulières d'enquête autorise le parquet à ne pas fournir à la défense, ni même aux juges, l'entièreté du dossier d'enquête - et dans le cas présent de ne pas nous fournir encore plus de preuve des multiples viols de notre droit à la vie privée)...

Tout cela nous n'avons commencé à le découvrir que 2 ans plus tard en 2003 lorsque nous avons été convoqué devant la chambre des mise en accusation du chef d'avoir fait partie d'une organisation criminelle... le dossier étant totalement vide, nous obtiendrons rapidement un « non-lieu »... ce qui n'empêchera pas le parquet d'interjeter appel et donc de nous retrouver en cours d'appel à nouveau trois ans plus tard en 2006. Le parquet n'apportant pas une ligne de plus et le tribunal confirmant le caractère gravement attentatoire aux libertés des mesures utilisées contre nous, nous avons donc décidé de contre-attaquer. On peut s'interroger sur le pourquoi d'un tel appel, sans aucun apport de contenu supplémentaire ? Les multiples contacts que nous avons eu suite à cela avec des juristes, des journalistes judiciaires et autres spécialistes, nous conduisent à penser que la seule motivation possible est que la dureté vis-à-vis du parquet dans le jugement en notre faveur crée une sorte de jurisprudence qui fait obstacle à la réutilisation de telles mesures proactives à l'encontre d'autres groupes ou collectifs. C'est cet élément qui nous a décidé quant à la nécessité d'approfondir la jurisprudence à travers notre cas. Nous venons de déposer plainte contre l'état belge pour violation de la vie privée.

Nous nous reconnaissons pleinement dans les affaires qui ont touché ces derniers mois Bahar Kimyongür ou Greenpeace. Elles participent, selon nous, à une droitisation des politiques sécuritaires et à une criminalisation croissante de mouvements sociaux quand, d'une façon ou d'une autre, ils remettent en cause la pensée unique.

Les Lumières et la révolution française, rompant avec le féodalisme, avaient introduit en droit la notion que les accusés étaient innocents jusqu'à la preuve du contraire. Les politiques régressistes en matière de droits et libertés consacrent aujourd'hui une société où tous les citoyens sont potentiellement des coupables, non pas en commettant des crimes et délits, mais simplement en s'autorisant à penser autrement. Une société où plus personne, jamais ne sera innocent...

Il est donc temps d'agir maintenant, ensemble et solidairement, quelque soit la nature de nos luttes ! N'hésitez pas à visiter notre site internet : http://www.missurecoute.be/



Le Clea est un collectif citoyen visant à promouvoir un débat critique sur les nouvelles législations antiterroristes. Le cas de Bahar Kimyongür est exemplaire à cet égard. En vertu de ces nouvelles dispositions, non seulement les libertés d'expression et d'association sont mises à mal mais, en plus, l'avenir d'un homme qui n'a commis aucun délit et comdamné aujourd'hui à cinq ans de prison ferme, est gravement compromis.  
 
 
 

autocollant
Bahar Kimyongür est un symbole
Il est le symbole des dangers que la lutte contre le “terrorisme” fait peser sur nos libertés

Vous souhaitez soutenir Bahar concrètement ?
Ce qui suit vous intéressera :
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Soutenir Bahar
Prochaine réunion du Clea : À fixer


«Dis-moi avec qui tu colistes...»
Lire :

«Un citoyen belge livré pour des raisons électoralistes à un régime pratiquant la torture ?»

Consultez aussi :
www.mouvements.be


Actualité de Huxley
«(...) au moyen de méthodes toujours plus efficaces de manipulation mentale, les démocraties changeront de nature. Les vieilles formes pittoresques – élections, parlements, hautes cours de justice– demeureront mais la substance sous-jacente sera une nouvelle forme de totalitarisme non violent. Toutes les appellations traditionnelles, tous les slogans consacrés resteront exactement ce qu'ils étaient aux bon vieux temps. La démocratie et la liberté seront les thèmes de toutes les émissions (...) et de tous les éditoriaux mais (...) l'oligarchie au pouvoir et son élite hautement qualifiée de soldats, de policiers, de fabricants de pensée, de manipulateurs mentaux mènera tout et tout le monde comme bon lui semblera.»
Aldous Huxley, Retour au meilleur des mondes
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