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À lire absolument notre nouvelle et très complète brochure «Kimyongur Bahar : Le dossier à charge»
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Un seul pas suffirait pour arrêter le compteur macabre !
Avant son incarcération, Bahar Kimyongür avait lancé un appel urgent à la constitution d'une délégation internationale en Turquie en vue de sauver la vie de l'avocat des droits de l'Homme Behiç Asçi, en grève de la faim depuis plusieurs mois en protestation pour les conditions de détention de ses clients. Il fut écouté mais Maître Asçi se débat encore entre la vie et la mort. Faisons du geste généreux de Bahar une victoire : Soutenons sa campagne ! [Lire]

 


À Bahar Kimyongür, d'un militant altermondialiste belge victime de persécution politique
(...) Je suis poursuivi du chef d'association de malfaiteurs pour avoir été parmi les porte-paroles du collectif S22versD14, organisateur en 2001 de la manifestation contre le sommet des ministres européens des finances à Liège. Cette manifestation a été organisée lors de réunions publiques, avec des tracts portant mention d'éditeurs responsables et de personnes de contact, a obtenu l'autorisation du bourgmestre, a eu un parcours et une sécurité interne organisés en collaboration avec les responsables de l'ordre, et n'aura connu ni avant, ni pendant, ni après le moindre incident... Cela ne m'empêchera pas de repasser demain 14 février une deuxième fois devant un tribunal devant statuer sur le fait si je dois ou non être poursuivit comme "malfaiteur associé" pour l'organisation de cette manifestation (...)


«
Mesdames, Messieurs de la presse,
Chers amis du CLEA et sympathisants de Bahar Kimyongür,

Je veux adresser par la présente tout mon soutien moral et toute ma sympathie à Bahar, l'assurer de ma solidarité et de mon amitié. Je considère Bahar comme le premier prisonnier politique d'opinion de la Belgique du XXIème siècle. Il faut malheureusement ajouter à cette première injustice, déjà grave en soi, qu'il est/a été/sera encore (?), ainsi que plusieurs de ses co-accusés, le premier prisonnier politique d'opinion de la Belgique du XXIème siècle, victime de torture durant son incarcération - Situations dénoncées à plusieurs reprises par ses avocats et jugées fondées par plusieurs jugements prononcés par des tribunaux belges. - Qu'il est dommage que celui qui a eu à juger du fond n'ait pas fait preuve d'autant de probité que ceux amenés à juger de la forme.

La Belgique judiciaire connaît une lente dérivé antidémocratique que se construit peu à peu à partir de vrais difficultés de la population et l'instrumentalisation des peurs qu'elles suscitent. Combinez à cela l'incapacité des grands partis dits "démocratiques" à répondre aux véritables préoccupations sociales des gens autrement qu'en reprenant des parties des programmes des partis d'extrême-droite...

Cela a une chronologie et une histoire où sont attaquées les unes après les autres les couches les plus faibles de la population pour finir par attaquer directement les droits des travailleurs.

- Cela a commencé dans la dernière décennie du XXième siècle quand le gouvernement n'a trouvé d'autres réponses que l'enfermement et l'expulsion manu militari des personnes privées de papiers présentes en Belgique. La Belgique ouvrait ainsi une "nouvelle ère" dans la conception que ses autorités se faisaient du respects des droits humains en estimant justifié de priver de liberté des personnes ayant fuit la guerre, les dégradations environnementales, la misère, les persécutions, etc. ET N'AYANT JAMAIS COMMIS NI CRIME NI DELIT, autre que d'être dépourvu de papiers (pour autant que l'on puisse considérer que ce fait mérite plutôt la privation de liberté que d'en fournir de nouveaux...)

- "Classes laborieuses, classes dangereuses" : Ensuite viendront en vrac l'activation des allocations  de minimex (devenu RIS) par l'instauration de la conditionnalité de l'accès au droit (et donc, de facto, l'augmentation du rôle de "police administrative" du personnel chargé de son contrôle) ; l'intervention croissante de la "justice" civile dans les conflits sociaux, un nombre toujours croissant de juges faisant droit aux requêtes unilatérales des entreprises contre des piquets de grève (avérés ou potentiels) et prenant donc des mesures d'astreintes financières contre les grévistes ; viendront en suite : la "chasse aux chômeurs" contraignant les demandeurs d'emploi en une quête impossible d'un emploi improbable sous peine de se voir privé de leur bien trop maigre revenu ; les différentes révisions de la loi sur les organisations criminelles ou les associations de malfaiteurs, où le législateur essaya de donner des définitions tellement larges que tout y entrait, de Greenpeace ou organisations syndicales, en passant par ATTAC ou les mouvements pacifistes ; les régressions successives des droits des pensionnés, prépensionnés, travailleurs licenciés, précarisés, intérimairisés, sous-statufiés… jusqu’aux jeunes délaissés qu’on veut maintenant «emmilitariser»…

- "Une même répression au nord et au sud" : Le néolibéralisme, forme contemporaine du capitalisme, à nouveau débridé, multiplie les souffrances des peuples. La multiplication de mobilisations sociales à l'occasion de contre-sommets (e.a. Seattle, Göteborg, Gènes, Bruxelles, etc.) ou la naissance des forums sociaux ont montré que ces souffrances occasionnent des résistances. Les peuples de l'est et du sud participent aussi à ses démonstrations de résistances par diverses formes : la lutte démocratique ou armée contre les régimes qui les oppressent, les créations de systèmes de solidarité par le biais d'associations religieuses ou laïques, l'organisation de groupes politiques nationaux et internationaux... Si les formes de résistances s'expriment de différentes manières, elles naissent toutes d'une même oppression.

Chacun selon ses valeurs jugera du bien fondé ou non de ses moyens de résistances, mais tous les moyens, quels qu’ils soient, pacifiques ou non, civils ou militaires, religieux ou laïques, politiques ou associatifs, donneront matière aux tenants de l'ordre établi pour rédiger, amender, modifier, codifier, ériger des législations qui assimileront chacune de ces formes de résistances à une catégorie criminelle, maffieuse ou terroriste... Personnellement, par exemple, je ne partage pas les modalités de résistances choisies par le DHKP-C, mais je partage le fait que le régime turc, nationaliste et autoritaire –pour ne pas dire fasciste– requiert de formes de résistances allant parfois au-delà de la simple protestation formelle... Bahar Kimyongür n'a personnellement rien fait d'autre que d'être un "témoin" (au sens de celui qui porte témoignage, comme dans les écritures) de cette résistance à l'État turc et à ses prisons mouroirs. En tant que "témoin", il a tenté de "faire savoir" à d'autres ce qu'il avait appris. C'est cette volonté de "faire savoir" que l'État turc et ses alliés en Belgique, et au premier chef la Ministre Onkelinx, ont voulu faire taire en envoyant Bahar en prison et en le soumettant à un régime d'exception considéré par les organisations de défense des droits de l'homme comme relevant de la la torture. 

Le plus souvent, c'est le puissant qui dénomme le faible, et on oublie un peu vite que les nazis dénommaient "terroristes" les héros d'hier que nous nommons aujourd’hui "résistants".

Je connais aujourd'hui encore des démêlées judiciaires suite à l'un des ces détournements de la loi hors de ses objectifs officiels. Je suis poursuivi du chef d'association de malfaiteurs pour avoir été parmi les porte-paroles du collectif S22versD14, organisateur en 2001 de la manifestation contre le sommet des ministres européens des finances à Liège. Cette manifestation a été organisée lors de réunions publiques, avec des tracts portant mention d'éditeurs responsables et de personnes de contact, a obtenu l'autorisation du bourgmestre, a eu un parcours et une sécurité interne organisés en collaboration avec les responsables de l'ordre, et n'aura connu ni avant, ni pendant, ni après le moindre incident... Cela ne m'empêchera pas de repasser demain 14 février une deuxième fois devant un tribunal devant statuer sur le fait si je dois ou non être poursuivit comme "malfaiteur associé" pour l'organisation de cette manifestation.

Je considère que Bahar est victime d'une même dérive de la justice, dérive dont les conséquences sont éminemment plus graves dans son cas que pour moi actuellement. Mais il m'apparaît que nos deux affaires sont deux symptômes identiques de l'évolution des lois dans ce pays vers moins de démocratie, moins de liberté d'expression, moins de justice sociale...

Liberté pour Bahar !

Hasta la victoria siempre, compañero Bahar !


Didier Brissa,
Militant Altermondialiste
»

 



Le Clea est un collectif citoyen visant à promouvoir un débat critique sur les nouvelles législations antiterroristes. Le cas de Bahar Kimyongür est exemplaire à cet égard. En vertu de ces nouvelles dispositions, non seulement les libertés d'expression et d'association sont mises à mal mais, en plus, l'avenir d'un homme qui n'a commis aucun délit et comdamné aujourd'hui à cinq ans de prison ferme, est gravement compromis.  
 
 
 

autocollant
Bahar Kimyongür est un symbole
Il est le symbole des dangers que la lutte contre le “terrorisme” fait peser sur nos libertés

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«Dis-moi avec qui tu colistes...»
Lire :

«Un citoyen belge livré pour des raisons électoralistes à un régime pratiquant la torture ?»

Consultez aussi :
www.mouvements.be


Actualité de Huxley
«(...) au moyen de méthodes toujours plus efficaces de manipulation mentale, les démocraties changeront de nature. Les vieilles formes pittoresques – élections, parlements, hautes cours de justice– demeureront mais la substance sous-jacente sera une nouvelle forme de totalitarisme non violent. Toutes les appellations traditionnelles, tous les slogans consacrés resteront exactement ce qu'ils étaient aux bon vieux temps. La démocratie et la liberté seront les thèmes de toutes les émissions (...) et de tous les éditoriaux mais (...) l'oligarchie au pouvoir et son élite hautement qualifiée de soldats, de policiers, de fabricants de pensée, de manipulateurs mentaux mènera tout et tout le monde comme bon lui semblera.»
Aldous Huxley, Retour au meilleur des mondes
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