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À lire absolument notre nouvelle et très complète brochure «Kimyongur Bahar : Le dossier à charge»
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Un seul pas suffirait pour arrêter le compteur macabre !
Avant son incarcération, Bahar Kimyongür avait lancé un appel urgent à la constitution d'une délégation internationale en Turquie en vue de sauver la vie de l'avocat des droits de l'Homme Behiç Asçi, en grève de la faim depuis plusieurs mois en protestation pour les conditions de détention de ses clients. Il fut écouté mais Maître Asçi se débat encore entre la vie et la mort. Faisons du geste généreux de Bahar une victoire : Soutenons sa campagne ! [Lire]

 


Qui sont les 5 sans-papiers montés sur les grues ?
Communiqué de presse du CAS (le comité de soutien aux sans-papiers de l’ULB)
Bruxelles, le 27 juillet 2008


Le Comité d’Actions et de Soutien aux sans-papiers qui occupent l’ULB a appris après-coup, et par un coup de fil en direct du sommet des grues, que cinq sans-papiers de l’ULB, visiblement désespérés par la politique d’immigration menée en Belgique, ont décidés de  monter en haut de deux grues de la capitale, ce soir à 21h (précisément entre la Place De Broecker et la Bourse).

Après un long mouvement de plus de trois mois sur le campus, après plusieurs débats sur les bancs de nos amphis, après de nombreuses rencontres avec nos ministres, parlementaires et autres, après la dernière conférence de presse de l’ULB (rejetant leurs réticences émises trois mois plus tôt pour soutenir l’occupation du campus par les sans-papiers)… cinq des septante  occupants sans papiers ont décidé, d’eux-mêmes, de «mettre leur vie en danger pour sensibiliser la population belge à la question des sans-papiers».

Quelle est la situation ce soir :
Dans la première grue, il s’agit en fait de trois personnes : Myriam, Hassan, et Rododo.
1/ Myriam, Marocaine, est une jeune femme de 26 ans. Elle possède une formation de couturière. Elle vit en Belgique depuis 4 ans et travaille comme couturière pour 20 Euros par jour à défaut d’un permis de travail en règle ! Le problème est qu’elle vient de perdre son emploi et son appartement depuis qu’elle a entamé une grève de la faim sur le campus de l’ULB. Elle est sans nouvelles de son père gravement malade au Maroc.

2/ Hassan, Marocain, est venu en Belgique quand il avait 13 ans… en 1979 ! L’an prochain, cela fera 30 ans qu’il vit et travaille en Belgique. Il a étudié ici. Sa famille est à 100% belge, ses parents aussi sont Belges, et ses 3 trois enfants ont de bonnes notes à l’école. Il parle même couramment le Néerlandais. Il avait une simple «carte jaune» de résidence, celle-ci a expiré en 1995 mais elle n’a pas été renouvelée ! Il ne demande pas d’être régularisé, il demande la nationalité belge. Aujourd’hui, il bénéficie d’un «suivi psychologique» à cause du stress généré par ces problèmes de papiers.

3/ Rododo est Rwandais. Il est un brillant électronicien. Il vit en Belgique depuis l’an 2000, mais sa demande d’asile est restée sans réponse. Sa femme est infirmière et vit en Belgique dans la même situation que lui depuis 1998.

Dans la deuxième grue, on peut apercevoir deux hommes : Ahmed et Jelloul.
1/ Ahmed, est né au Maroc en 1984, il a 24 ans aujourd’hui. Il vit en Belgique depuis 2003, avec son frère qui est Belge. Il a une sœur formidable, Belge elle aussi. Il exerce les professions de boulanger et de coiffeur. Il a reçu plusieurs propositions d’emploi et parle facilement le néerlandais et parfaitement le français. Il faut signaler que même son frère n’était pas au courant de sa décision de monter sur une grue.

2/ Jelloul est Algérien. Il vit et travaille en Belgique pour un salaire de misère dans le secteur de la construction (notamment sur des grues) depuis 1999. Il a 3 enfants scolarisés dans notre pays. Il est très apprécié par ses voisins. Malheureusement, il a du enterrer une de ses filles ici en Belgique. On comprend les liens douloureux qui l’unissent avec notre pays à présent.

Tous les cinq demandent un permis de travail C, ainsi qu’une carte de séjour pour tous les sans-papiers, et pas seulement pour eux.

Ils ont insisté au téléphone pour rappeler qu’il ne cherchent pas à toucher le chômage ni le CPAS, une phrase revenait régulièrement dans la communication : «On veut travailler, tout simplement !».

On comprend leur geste désespéré, sans le soutenir :
Nous sommes indignés par la politique criminelle et discriminatoire de la ministre de l’Immigration, une politique du chantage qui encourage les grèves de la faim et les tentatives de suicide aux quatre coins du pays pour l’obtention d’un titre de séjour («Mets ta vie en danger, tu auras tes papiers !» nous dit [par son attitude] la ministre).

Mais, quel est le nombre minimum de jours de grève de la faim à faire pour obtenir des papiers ou combien de mètres doit mesurer la grue pour recevoir un permis de travail ? Nous voulons rappeler une fois pour toutes au monde politique que, malgré le débat communautaire et malgré les vacances parlementaires, la question des sans-papiers n’est toujours pas résolue, loin de là !

Au lendemain du départ en vacances de Madame Turtelboom, nous souhaitons à nouveau attirer l’attention sur la situation des cent mille personnes sans-papiers vivant en Belgique (1% de la population) et participant à l’effort collectif au quotidien.

Rassemblement
Nous restons à 100% solidaires des sans-papiers (y compris ceux qui ont pris «de la hauteur» pour faire entendre leur appel). C’est pourquoi nous organisons un rassemblement du CAS, de l’UDEP, et des occupants de l’ULB, ce lundi 28 juillet à 16h00 en bas des grues. D’autres actions sont à venir. Nous revendiquons la régularisation de tous les sans-papiers, l’arrêt des expulsions, la suppression des centres fermés, et le retour au travail de A. Turtelboom tant qu’une solution humaine n’aura pas été trouvée, ici et maintenant !

Le Comité d’Actions et de Soutien de l’ULB (le CAS)

Anissa Aligi : 0476/63.30.72
Philippe Santini : 0474/57.67.80



Le Clea est un collectif citoyen visant à promouvoir un débat critique sur les nouvelles législations antiterroristes. Le cas de Bahar Kimyongür est exemplaire à cet égard. En vertu de ces nouvelles dispositions, non seulement les libertés d'expression et d'association sont mises à mal mais, en plus, l'avenir d'un homme qui n'a commis aucun délit et comdamné aujourd'hui à cinq ans de prison ferme, est gravement compromis.  
 
 
 

autocollant
Bahar Kimyongür est un symbole
Il est le symbole des dangers que la lutte contre le “terrorisme” fait peser sur nos libertés

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Lire :

«Un citoyen belge livré pour des raisons électoralistes à un régime pratiquant la torture ?»

Consultez aussi :
www.mouvements.be


Actualité de Huxley
«(...) au moyen de méthodes toujours plus efficaces de manipulation mentale, les démocraties changeront de nature. Les vieilles formes pittoresques – élections, parlements, hautes cours de justice– demeureront mais la substance sous-jacente sera une nouvelle forme de totalitarisme non violent. Toutes les appellations traditionnelles, tous les slogans consacrés resteront exactement ce qu'ils étaient aux bon vieux temps. La démocratie et la liberté seront les thèmes de toutes les émissions (...) et de tous les éditoriaux mais (...) l'oligarchie au pouvoir et son élite hautement qualifiée de soldats, de policiers, de fabricants de pensée, de manipulateurs mentaux mènera tout et tout le monde comme bon lui semblera.»
Aldous Huxley, Retour au meilleur des mondes
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