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À lire absolument notre nouvelle et très complète brochure «Kimyongur Bahar : Le dossier à charge»
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Un seul pas suffirait pour arrêter le compteur macabre !
Avant son incarcération, Bahar Kimyongür avait lancé un appel urgent à la constitution d'une délégation internationale en Turquie en vue de sauver la vie de l'avocat des droits de l'Homme Behiç Asçi, en grève de la faim depuis plusieurs mois en protestation pour les conditions de détention de ses clients. Il fut écouté mais Maître Asçi se débat encore entre la vie et la mort. Faisons du geste généreux de Bahar une victoire : Soutenons sa campagne ! [Lire]

 


«Il se pourrait... que l'on vienne m'arrêter à l'heure du laitier...»

RTBF - La Première
- Samedi 25 novembre 2006 - 9h - 11h     [Audio]
«Première Séance :
Les chroniques de l'indispensable Monsieur Jean-Pierre
»

Au risque de décevoir celles et ceux qui ont eu l'excellente idée de me faire parvenir de nombreux messages de sympathie et d'accord avec mes propos de samedi dernier, je me dois de les informer, ainsi que tous les autres, de ce que le Grand Soir, ce n'est pas pour demain ni dans un avenir prévisible. Et puis, n'est-ce pas ?, il y a une marge entre les idées et les souhaits, les rêves et les attentes de toutes sortes et la dure réalité. De laquelle je crois bon de vous entretenir en ce majestueux mois de novembre, avec la pluie, le vent un peu plus froid, le ciel qui se donne en spectacle et qui nous en ferait oublier cette réalité immédiate sur laquelle, la plupart du temps, j'ai à cœur de ne pas trop m'appesantir, de peur de vous ennuyer mais aussi parce que, ma nature étant ce qu'elle est, je ne voudrai en aucune façon prendre la figure du militant persuadé de détenir telle ou telle vérité.

Il n'empêche, là, maintenant et tout de suite, je dois vous dire ou vous remettre en mémoire un certain nombres de choses qui me paraissent d'une grande importance.

On a jugé et durement condamné, récemment, un jeune citoyen belge d'origine turque pour le motif qu'il aurait appartenu, avec d'autres co-inculpés, à un mouvement à caractère "terroriste". J'ai été informé, par le truchement de vieux amis à moi, du caractère singulièrement obscur et tortueux de toute cette affaire qui a vu se manifester, un peu partout, un mouvement de protestation devant la manière dont, en l'occurrence, la justice a été ici prétendument rendue.

Je n'ai bien sûr pas la place d'entrer dans les détails des activités de ce jeune-homme mais il semble bien, sur la foi de nombreux témoignages, que c'est plus sur des préventions que sur des certitudes objectives que les juges ont tranché lourdement dans ce procès.

A cela s'ajoute – et ici les choses deviennent plus graves  encore – les lois qui ont étés votées, chez nous, dans le cadre de la  lutte anti-terroriste à la demande de l'actuelle ministre de la justice, suivez mon regard. Des lois qui, bien évidemment, ont permis de punir un militant de la cause humanitaire qui dénonçait les conditions de détention des prisonniers d'opinion en Turquie, le caractère autoritaire du régime d'Ankara qui, selon certains et en sous-main, aurait été partie prenante à l'occasion de ce procès. Des lois qui, aussi, permettraient de poursuivre, pour complicité, celles et ceux à qui viendrait l'étrange idée de s'offusquer du sort fait à des femmes et des hommes dont le seul tort est de réclamer la justice et le droit au respect et à l'intégrité physique que la Déclaration Universelle et Européenne des droits leur reconnaît.

Ces dispositions nouvelles en matière de criminalité et de lutte contre le "terrorisme" rendent aussi désormais suspects de menées subversives les syndicalistes qui luttent pour les droits des travailleurs, les altermondialistes qui s'insurgent contre la toute puissance du marché, mais aussi les intellectuels, les professeurs d'Université, les simples citoyens qui signent des pétitions et, dans la foulée, les journalistes, les chroniqueurs et commentateurs des choses de la vie publique. Pour le dire plus brutalement, il se pourrait fort bien qu'un fonctionnaire de police zélé, qui serait à l'écoute à l'heure qu'il est, prenne sur lui d'alerter ses supérieurs, lesquels, prenant connaissance de mes propos, décident une enquête et une surveillance discrète des faits et gestes de votre serviteur et, pourquoi pas, que l'on vienne m'arrêter à l'heure du laitier, m'enfermer dans une des accueillantes prisons que compte notre charmant petit pays en attendant, qui sait, une accusation d'atteinte à la sûreté de l'État et de menées terroristes en bonne et due forme. Croyez bien que je ne suis pas atteint de paranoïa aiguë ni en train de couver le délire de persécution. Je crois simplement qu'il nous faut être très attentifs à la pente que prennent notre justice et nos institutions. Le fascisme, aujourd'hui, n'a plus besoin de bottes et de défilés avec flambeaux et bannières. La torpeur et le silence sont ses meilleurs alliés.

(Le titre est du Clea)



Le Clea est un collectif citoyen visant à promouvoir un débat critique sur les nouvelles législations antiterroristes. Le cas de Bahar Kimyongür est exemplaire à cet égard. En vertu de ces nouvelles dispositions, non seulement les libertés d'expression et d'association sont mises à mal mais, en plus, l'avenir d'un homme qui n'a commis aucun délit et comdamné aujourd'hui à cinq ans de prison ferme, est gravement compromis.  
 
 
 

autocollant
Bahar Kimyongür est un symbole
Il est le symbole des dangers que la lutte contre le “terrorisme” fait peser sur nos libertés

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«Dis-moi avec qui tu colistes...»
Lire :

«Un citoyen belge livré pour des raisons électoralistes à un régime pratiquant la torture ?»

Consultez aussi :
www.mouvements.be


Actualité de Huxley
«(...) au moyen de méthodes toujours plus efficaces de manipulation mentale, les démocraties changeront de nature. Les vieilles formes pittoresques – élections, parlements, hautes cours de justice– demeureront mais la substance sous-jacente sera une nouvelle forme de totalitarisme non violent. Toutes les appellations traditionnelles, tous les slogans consacrés resteront exactement ce qu'ils étaient aux bon vieux temps. La démocratie et la liberté seront les thèmes de toutes les émissions (...) et de tous les éditoriaux mais (...) l'oligarchie au pouvoir et son élite hautement qualifiée de soldats, de policiers, de fabricants de pensée, de manipulateurs mentaux mènera tout et tout le monde comme bon lui semblera.»
Aldous Huxley, Retour au meilleur des mondes
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