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Charte
au format [PDF]
Le Comité liberté d’expression
et d’association (Clea) est une
association de fait dont l’objectif
est de défendre le droit à la
liberté d’expression et à la
liberté d’association
dans le cadre du droit légitime à la
contestation.
Le Clea
est un lieu d’information.
Le Clea estime que
les nouvelles lois et dispositions « anti-terroristes » déployées
par les Etats, sous l’influence
du gouvernement et de la diplomatie
des Etats-Unis d’Amérique,
grâce au catalyseur que furent
les attentats du 11 septembre 2001,
représentent une mise en question
inacceptable des libertés et
renforcent le processus de criminalisation
des mouvements sociaux et de la contestation
sociale. La notion de terrorisme est
floue, inutile et dangereuse parce
qu’elle est utilisée à des
fins politiques de disqualification
des mouvements contestataires. Le terrorisme
est présenté comme un
danger pour la démocratie mais,
dans la pratique, c’est au nom
de la lutte contre le terrorisme que
nos libertés sont menacées.
Le Clea, en synergie
avec le Comité T, informe la
société civile et les
responsables politiques des dangers
que représentent les dispositions « anti-terroristes » en
général et, au cas par
cas, des actions de répression
contre la contestation sociale.
Le Clea
est un lieu de rassemblement.
Le Clea se veut un
lieu de rencontre favorisant la constitution
d’un front large, démocratique
et international pour que puissent être
soutenus ceux qui, en raison de leur
engagement politique, subissent la
répression de leur liberté de
contester, de s’exprimer et de
s’associer. Il faut que leurs
droits à la contestation et à la
prise de parole, théoriquement
garantis par les traités et
constitutions, soient effectifs.
Le Clea se veut être
un rempart et un porte-voix de la contestation
sociale contre la répression.
Il est le défenseur du droit
légitime de contester, de s’organiser
et de s’exprimer.
Le Clea
est un comité de soutien.
Le Clea défend
les personnes qui sont engagées
dans des mouvements contestataires
ou qui, simplement, usent de leur liberté d’expression
et d’association pour faire entendre
une parole libre et autonome.
Le cas de Bahar Kimyongür,
qui est à l’origine de
la naissance du Clea, est emblématique à cet égard.
Pour s’être exprimé contre
les pratiques de l’Etat turc
et s’être organisé en
conséquence, il est poursuivi
au titre des nouvelles lois d’exception,
pour délit d’appartenance.
Bahar est le symbole des dangers que
les lois anti-terroristes font peser
sur les principes démocratiques.
Ces dispositions conduisent à cette
situation intolérable où la
vie d’un homme est sacrifiée à la
raison d’Etat.
Le Clea cherchera à prendre
toutes mesures similaires à l’action
qu’il mène en soutien à Bahar
Kimyongür pour protéger
les personnes qui feront l’objet
de répression politique en Belgique
ou ailleurs en Europe.
Le
Clea est un lieu d’action.
La démocratie
n’est jamais définitivement
acquise mais relève d’un
processus qui nécessite un engagement
quotidien de la part de ceux qui prétendent
la faire vivre. Les droits et les libertés
sont des conquêtes qui ne se
concrétisent que par leur réaffirmation
permanente. Pour lutter contre la répression
politique, les dispositifs et les lois
liberticides, notre moyen d’action
est la mobilisation citoyenne.
- Le
Clea affirme le droit de s’exprimer,
de s’organiser et de contester.
- Le
Clea combat les législations
et les dispositifs d’exceptions
liberticides tels que la loi
sur les organisations terroristes.
- Le
Clea soutient les personnes victimes
de la répression politique,
notre première campagne
vise à défendre
Bahar Kimyongür.
Bahar
est la cible de la répression
policière et judiciaire internationale
parce qu’il s’exprime et
agit pacifiquement contre la politique
intérieure de la Turquie. Nous
soutenons Bahar, parce que la répression
dont il est l’objet est inacceptable
pour ceux qui défendent les
libertés. Nous soutenons Bahar
parce que la demande d’extradition
que la Turquie a formulée à son
endroit risque de le mettre entre les
mains des tortionnaires qu’il
dénonce et que sa vie est en
danger.
Bahar Kimyongür
est sympathisant du DHKC et membre
du bureau d’information de ce
dernier à Bruxelles. Cette
organisation politique turque est inscrite
sur la liste des organisations terroristes
dressée par l’Union Européenne à la
suite de celle produite par les Etats-Unis
d’Amérique. Le Clea remet
en question le bien-fondé de
ces listes et s’inquiète
que les organisations et les personnes
qui y sont inscrites n’aient
pu se défendre de cette inscription.
Le Clea décide
de ne pas se positionner à l’égard
de l’action du DHKC en Turquie.
Par contre, le Comité dénonce
l’utilisation en Belgique des
lois anti-terroristes contre ce mouvement.
- Le
Clea exige que Bahar Kimyongür
ne soit pas extradé vers
la Turquie.
- Le
Clea exige que la Belgique protège
son ressortissant et obtienne
son rapatriement dans son pays.
- Le
Clea exige la liberté pour
Bahar Kimyongür
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