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Chili :
Initiative de douze personnalités à propos de la grève de la faim Mapuche

lls demandent au Président Sebastián Piñera de respecter le «Traité de Trapihue» conformément à la position du Chili à la Haye

Merci d'ahérer aux termes du présent appel)
Cet appel avec ses signatures sera remis à l'Ambassadeur du Chili le jeudi 10 janvier à 17 h. Venez nombreux ! (Ambassade du Chili à Bruxelles : Rue des Aduatiques 106 - 1040 Bruxelles - Métro «Montgomery»).


Bulletin de presse - Commission Éthique Contre la Torture - Santiago du Chili, le 27 décembre 2012

La grève de la faim des prisonniers politiques Mapuche pourra prendre fin si le gouvernement chilien se montre cohérent et applique les mêmes principes qu’il a défendus à la Haye concernant le conflit avec le Pérou et tous les litiges internationaux : le respect des traités signés.

  Liberté pour Llaitul y Llanquileo


C’est ce qu’il est dit dans une initiative humanitaire radicale et inédite lancée le 27 décembre 2012 par d'éminentes personnalités chiliennes devenues aujourd'hui les "douze apôtres" de la cause Mapuche. Ils proviennent des académies, des directions étudiantes et syndicales, de la culture, des églises et des droits de l'Homme, ainsi que de la Commission Éthique Contre la Torture et la Pastorale Mapuche. L'initiative humanitaire soutient que la grève de la faim, commencée le 14 novembre 2012 par Héctor Llaitul et Ramón Llanquileo exige d’une solution politique, parce que les prétendues solutions de caractère policiers ou juridiques ne fonctionneront pas et «tôt ou tard, le pays et le gouvernement en place devront avoir le courage de marcher dans cette direction». Cet appel intervient au milieu d’une atmosphère raréfiée par des déclarations de dignitaires du gouvernement du président Sebastián Piñera, qui insistent sur la criminalisation des communautés et la mise en oeuvre de la Loi antiterroriste contre les militants sociaux mapuche, faissant pression sur les juges pour qu’ils les gardent en prison. Le ministre de l'intérieur, Andrés Chadwick, les qualifie comme «l'ennemi puissant qui bénéficie d'un soutien politique, communicationnel et international».

Restitution des terres
Bien au contraire, l’essentiel de l'initiative des douze personnalités sont précisément les demandes politiques qui se cachent derrière ledit «conflit mapuche». Ainsi, l'initiative humanitaire appelle les Chiliennes, les Chiliens et l'État, à restituer les terres Mapuche actuellement occupées par les entreprises forestières, rappelant que le traité de Trapihue de 1825, signé par le Chili avec la nation Mapuche, reconnaît la propriété sur leur territoire ancestral.

La proposition de dialogue pour un accord politique de fond entre l'État et le peuple Mapuche, capable de générer des formes d’autogestion et d'autodétermination, est née d'historiens comme Jorge Pinto Rodriguez, prix national d'histoire en 2012 et Sergio Grez, académicien de l'Université du Chili ; le poète et ancien diplomate Armando Uribe, prix national de littérature 2004 ; la pastorale Mapuche, dirigée par le père Luis Rodríguez Tupper ; Viviana Diaz, prix national de droits de l'Homme en 2011 ; Raúl de la Puente, président de l'ANEF (Association Nationale des Employés Fiscaux) ; Andrés Fielbaum, président de la FECH (Fédération d’Etudiants de l’Université du Chili) ; Juan Pablo Cárdenas, prix national de journalisme 2005 ; le Pasteur Luis Álvarez Figueroa, président de l'église évangélique luthérienne au Chili ; José Balmes Zurita, prix national de l'art 1998 ; Juan Tapia Guzmán, juriste, ancien juge procureur de la République ; Enrique Paris Mancilla, président de l'Ordre des Médecins du Chili et Diego Vela Grau, dirigeant de la Fédération des Étudiants de l'Université Catholique du Chili (FEUC ).

Partant de la conviction que la grève de la faim est «un moyen extrême pris par quelqu'un, après avoir constaté que le dialogue raisonné ne donne pas de fruits», les personnalités citées reconnaissent la dette historique de l'État à cet égard, écartant que la réponse juste au soi-disant «conflit Mapuche» soit d’ordre policer ou juridique. Au lieu de cela ils proposent au pays et au gouvernement chilien «un chemin de paix et de justice», qui commence avec la liberté immédiate et inconditionnelle de Héctor Llaitul et Ramón Llanquileo et par un acte d'amnistie générale de tous les prisonniers qui défendent leurs terres dans le cadre de ce que l'on appelle le «conflit territorial».

Ils exigent également une attitude cohérente de l'État exprimée dans le respect du «traité de Trapihue», l’accomplissement des accords établis à propos du territoire Mapuche, ainsi que le respect intégral de la Convention n° 169 de l’OIT afin que les programmes sociaux et les investissements touchant les peuples autochtones soient effectivement soumis à une consultation préalable. Ils soulignent également la sauvegarde nécessaire des enfants Mapuche et l'accomplissement des engagements signés par le Chili dans le domaine des droits de l'Homme.

Le texte conclut en déclarant: «toute tentative de dialogue menée par un organisme de l'État ou une instance gouvernementale, tout le bien intentionnée qu'elle puisse être, ne parviendra pas à porter ses fruits si elle ne prend pas en compte ces points car, ce faisant, elle ne prendrait pas en considération la principale exigence du mouvement et ne réparerait pas les dommages causés par la criminalisation de ces revendications.»

Ci-dessous, le texte intégral de l'initiative, signé le 27 décembre 2012, au 43ème jour du début de la grève de la faim :

APPEL A UNE INITIATIVE HUMANITAIRE POUR CONTRIBUER À METTRE FIN A LA GRÈVE DE LA FAIM DE HECTOR LLAITUL ET RAMON LLANQUILEO

La grève de la faim est un moyen extrême pris par quelqu'un, après avoir constaté que le dialogue raisonné ne donne pas de fruits.

C’est bien la situation dans laquelle se trouvent aujourd'hui les leaders de la Coordinadora Arauco Malleco (CAM) Hector Llaitul et Ramón Llanquileo, qui depuis le 14 novembre 2012 se battent en vue d’obtenir un réexamen de leur situation judiciaire suite à une sentence les accusant de tentative d'homicide.

La révision de cette décision par la Cour suprême a permis la reconnaissance de divers facteurs, avec le résultat de la réduction des peines, mais nous pensons que cela ne touche pas à l'essence même de la demande que les grévistes adressent à l'État chilien et la société chilienne, au prix de leur santé, voire leurs vies.

Cette revendication a trait au besoin pressant que le Chili à reconnaisse quelque chose qui est entièrement documentée et qui a été très clairement exprimé par le nouveau prix national d'histoire, Jorge Pinto Rodriguez lors d'une interview dans le journal El Mercurio le 2 septembre 2012 où, se référant à la CAM, il déclare : «J’estime que leurs revendications sont légitimes, parce qu'elles sont inspirées sur une longue histoire de violences, d'abus et d'expropriations de terres qui ont appauvri les Mapuche».

Donc, le «problème Mapuche » n'est pas simplement un thème policier ou juridique ; C'est une question politique qui implique reconnaître que les Mapuche sont engagés dans une cause qui découle de l'occupation abusive par le Chili de leur territoire, au sud de fleuve Bío-Bío, occupation que le Chili jusqu'à présent, a refusé reconnaitre ou de réparer.

Ceci implique que ni Llaitul ni Llanquileo ne peuvent être traités comme des délinquants et encore moins comme des terroristes. Le fait de les maintenir dans cette condition rend chaque jour est plus difficile de mener à bien le dialogue toujours  en suspens entre la nation chilienne et le peuple Mapuche.

Par conséquent, nous proposons au pays un chemin de paix et de justice sur les propositions suivantes :

1. La liberation immédiate et inconditionnelle de Héctor Llaitul et Ramón Llanquileo comme un moyen de mettre fin à leur grève de la faim.

2. La création d'une instance de dialogue entre l'État chilien et les représentants légitimes du peuple Mapuche.

3. La définition d'un agenda commun qui puisse déboucher sur un accord qui tienne compte de l'autodétermination et des formes de représentation et de l'autonomie gouvernementale du peuple Mapuche.

4. La récupération par les communautés des territoires Mapuche majoritairement dans les mains des entreprises forestières et la reconnaissance du «traité de Trapihue» de 1825, en vigueur et non respecté par l'État chilien, en appliquant le principe «pacta sunt servanda» ; en d'autres termes, les traités doivent être respectées, comme cela a été la ligne de conduite du Chili lors de tous les conflits internationaux.

5. La promotion urgence d’une loi d'amnistie générale des prisonniers en rapport avec ce conflit territorial et, dans l'immédiat, la consécration d'une procédure juste et équitable dans les affaires judiciaires, la fin des détentions préventives illégales et l’octroi d’un accès réel à la défense et à la justice pour tous les membres des peuples autochtones détenus et inculpés pour défendre leurs terres.

6. Le plein respect de la Convention de 169 de l'OIT signée et ratifiée par le Chili afin que les peuples autochtones soient effectivement consultées sur les politiques et les programmes sociaux et d'investissement qui les concernent.

7. La protection de l'intégrité physique et psychologique des enfants Mapuche et le respect de tous les engagements établis par l'État chilien sur le plan international dans le domaine des droits de l'Homme.
Il nous semble que toute tentative de dialogue menée par un organisme de l'État ou une instance gouvernementale, tout le bien intentionnée qu'elle puisse être, ne parviendra pas à porter ses fruits si elle ne prend pas en compte ces points car, ce faisant, elle ne prendrait pas en considération la principale exigence du mouvement et ne réparerait pas les dommages causés par la criminalisation de ces revendications

Tôt ou tard le pays et les gouvernements en place devront avoir le courage de marcher dans cette direction.

À Santiago du Chili, le 27 décembre 2012, au 43ème jour du début de la grève de la faim.

Ils ont signé le présent appel :
- Jorge Pinto Rodriguez, prix national de l'histoire de 2012.
- Luis Álvarez Figueroa, Pasteur, président de l’église évangélique luthérienne au Chili.
- José Balmes Zurita, prix national de l'art, 1998.
- Juan Pablo Cárdenas Squella, prix national de journalisme 2005.
- Raúl De la Puente Peña , professeur d'État, Président National de l'ANEF.
- Viviana Díaz Caro, prix national des droits de l'Homme de 2011.
- Andrés Fielbaum, président de la Fédération des étudiants de l'Université du Chili, FECH.
- Sergio Grez Toso, historien et académicien de l'Université du Chili.
- Juan Tapia Guzmán, juriste, ancien procureur de la République.
- Enrique Paris Mancilla, président de l’Ordre des Médecins du Chili.
- Armando Uribe Arce, diplomate, prix national de littérature 2004.
- Diego Vela Grau, dirigeant de la Fédération des étudiants de l'Université catholique - FEUC.
- Pastorale Mapuche
- Commission Éthique Contre la Torture.

Commission Éthique Contre la Torture - CECT
11 années de lutte contre la torture au Chili
Huelén 164, 1er étage.
Providence
Santiago, Chili
http://www.contralatortura.cl/
Traduction CECT France


Vous pouvez adhérer aux termes de cet appel en envoyant un email à :
<jara.maria@gmail.com>. Cet appel avec ses signatures sera remis à l'Ambassadeur du Chili le jeudi 10 janvier à 17 h. Venez nombreux ! (Ambassade du Chili à Bruxelles : Rue des Aduatiques 106 - 1040 Bruxelles - Métro «Montgomery»). D'avance nous vous en remercions.



Le Clea est un collectif citoyen visant à promouvoir un débat critique sur les nouvelles législations antiterroristes. Le cas de Bahar Kimyongür est exemplaire à cet égard. En vertu de ces nouvelles dispositions, non seulement les libertés d'expression et d'association sont mises à mal mais, en plus, l'avenir d'un homme qui n'a commis aucun délit, menacé aujourd'hui de dix ans de prison ferme, est gravement compromis.  
 
 

«Ne dites pas à ma mère que je suis militant, elle croit que je suis terroriste»
par Edgar Szoc, Secrétaire général de la Ligue des droits de l'Homme [Lire]


Actualité de Huxley

«Par le moyen de méthodes toujours plus efficaces de manipulation mentale, les démocraties changeront de nature. Les vieilles formes pittoresques – élections, parlements, hautes cours de justice– demeureront mais la substance sous-jacente sera une nouvelle forme de totalitarisme non violent. Toutes les appellations traditionnelles, tous les slogans consacrés resteront exactement ce qu'ils étaient aux bon vieux temps. La démocratie et la liberté seront les thèmes de toutes les émissions (...) et de tous les éditoriaux mais (...) l'oligarchie au pouvoir et son élite hautement qualifiée de soldats, de policiers, de fabricants de pensée, de manipulateurs mentaux mènera tout et tout le monde comme bon lui semblera.»
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