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LE MOUVEMENT ÉTUDIANT CHILIEN 40 ANS APRÈS LE COUP D’ÉTAT DU MARDI 11 SEPTEMBRE 1973
Quels enseignements pour les luttes sociales au Chili et ailleurs?
[Ce texte en version pdf téléchargeable]
 
manifestation etudiante santiago du chili
 

Conférence à l’Université de Liège


par Sergio Grez Toso

Professeur d’Histoire à l’Université
du Chili (Santiago)

Lundi 30 septembre, 19 heures,
Salle Wittert, Place du 20 Août 7
(dans la cour), 4000 Liège

(La conférence sera prononcée en français)
 
 

«D'autres Hommes sauront dépasser ce moment gris et amer où la trahison veut s'imposer», avait dit le Président Allende avant de mourir.

L’espoir d’une reconstitution des mouvements sociaux chiliens a été ravivé par la résurgence d’un mouvement étudiant qui est venu repolitiser la société chilienne.

Le 28 avril 2011, les étudiants universitaires et les lycéens dénonçaient, dans une manifestation à Santiago, le niveau élevé d’endettement qu’implique l’accès à l’éducation supérieure. En mai de cette année, la première «grève nationale pour l’éducation» dépasse toutes les attentes. Le 21 de ce mois, alors que le président de la République réalise son bilan annuel devant la nation, des dizaines de milliers de personnes expriment leur colère aux alentours du Parlement. Ils sont 300.000 dans les rues des principales villes le 30 juin et 500.000 le 9 août : étudiants, parents, professeurs, jeunes, vieux, couches moyennes et populaires, tous ensemble.

C’est sans doute la plus importante mobilisation sociale depuis les grandes «protestas» des années ’80 qui avaient précédé la chute de Pinochet.

Reprenant le flambeau délaissé voire trahi par leurs aînés, cette jeunesse se revendique de l’héritage d’Allende.

 

Ainsi, à l’exigence d’une éducation publique, gratuite et de qualité, ces étudiants ajoutent : la renationalisation du cuivre, le soutien à la lutte de l’ethnie Mapuche, la démocratisation de la société et une assemblée constituante chargée de proposer une nouvelle Constitution.

La contestation étudiante prendra encore de l’essor et conduira à une remise en cause du néolibéralisme et de tout le système politique actuel. Il s’agit, au bout du compte, «d’en finir avec l’ère Pinochet!».

Mais, ce mouvement ne naît pas du néant. Il est précédé par d’autres importantes mobilisations sociales.

Dans le contexte global du mouvement étudiant chilien des 23 dernières années, notre invité abordera les grandes transformations sociales, économiques, idéologiques et culturelles de la «révolution capitaliste neolibérale» accomplie par la dictature de Pinochet dans le domaine de l'éducation. Il parlera ensuite du développement de ce mouvement étudiant entre 1990 (date de la fin de la dictature) et 2011.

Enfin, il dressera le bilan de sa contribution à la repolitisation de la société chilienne et au nouvel éveil des mouvements sociaux, prometteurs pour les luttes et les intérêts populaires.

 
 
Comité organisateur : Jorge Palma Pacheco (Institut des Sciences Humaines et Sociales - ULg), Álvaro Ceballos Viro, Kristine Vanden Berghe et Patricia Willson (Départements de Langues et littératures romanes et modernes - ULg), Nicolas Lemoine (Fédé - Fédération des étudiants de l’ULg), Christine Pagnoulle (ATTAC-Liège), Eric Toussaint (CADTM), Pierre Eyben (coopérative VEGA), Patrick Olczyc (MG-Liège), Juan Valderrama (Collectif «2e et 3e générations» des exilés chiliens).
 
 
Allocution du président de la Fédération des étudiants de l'Université de Liège à l'occasion de la rentrée académique 2013