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À lire absolument notre nouvelle et très complète brochure «Kimyongur Bahar : Le dossier à charge»
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Un seul pas suffirait pour arrêter le compteur macabre !
Avant son incarcération, Bahar Kimyongür avait lancé un appel urgent à la constitution d'une délégation internationale en Turquie en vue de sauver la vie de l'avocat des droits de l'Homme Behiç Asçi, en grève de la faim depuis plusieurs mois en protestation pour les conditions de détention de ses clients. Il fut écouté mais Maître Asçi se débat encore entre la vie et la mort. Faisons du geste généreux de Bahar une victoire : Soutenons sa campagne ! [Lire]

 


Le nouveau procès «DHKP-C» devant la Cour d’appel d’Anvers
Compte-rendu des audiences des 12 et 13 novembre 2007

Anvers

Lundi 12 novembre : en 20 minutes, la projection d’un film lève enfin la censure sur le DHKC.
Mardi 13 : en 20 minutes, Me Raf Jespers convainc enfin la Cour de censurer le Procureur Delmulle…


Réservée –comme les trois jours qui suivront– aux avocats des inculpés, la matinée du lundi 12 novembre va débuter très fort. Car, pour chacun des sept prévenus, la défense va présenter des éléments biographiques et politiques suffisamment éclairants que pour démonter prestement les plus grossières accusations montées par le Ministère public. Jan Fermon, défenseur de Musa Asoglu, reviendra ainsi sur ce qui aurait dû être, dès le départ, la considération centrale de ce procès : juger les faits s’étant déroulés en Belgique et nulle part ailleurs. Aucun des inculpés, comme le prouve à suffisance le dossier pénal, n’est en effet impliqué dans des actes ayant eu lieu en Turquie. «Nos clients ne sont pas poursuivis pour des délits de violence mais le ministère public semble volontiers les y associer». En réalité, depuis le début de l’affaire, l’évidence s’impose d’elle-même: la volonté du Procureur fédéral n’est pas de sanctionner les prévenus pour des infractions individuelles qu’ils auraient soit disant commises ici. Non, son intention est de les condamner solidairement pour des méfaits mis à charge du DHKP-C en son entier.

Paul Bekaert (l’avocat de Fehriye Erdal) dénoncera également un des vices rédhibitoires constamment utilisés par le Parquet : évoquant la question de la saisine, il contestera (comme à Bruges puis à Gand) l’évocation –par Johan Delmulle– de faits antérieurs à la période d’incrimination (une tactique chère au Procureur fédéral pour tenter de déconsidérer les accusés aux yeux des juges du siège).

Puis c’est au tour de Ties Prakken (qui défend les deux prévenus «invisibles» du procès, Zerrin Sari et Dursun Karatas). L’avocat hollandaise va ainsi commenter en direct les images d’un court documentaire projeté, séance tenante, sur grand écran. Ce film didactique est, comment le dire autrement, d’une belle efficacité: il  présente, sans tralala, les divers secteurs de la lutte légale et démocratique impulsés en Turquie par le Front Révolutionnaire de Libération du Peuple (DHKC) au cours des dix dernières années ; zoome sur des assemblées populaires (sorte de Parlements alternatifs, où les petites gens des faubourgs d’Istanbul rédigent des cahiers de doléance, organisent l’auto-administration de leur quartier ou décident de mobilisations protestataires); suit des diffuseurs de la presse du mouvement; montre l’implantation de l’organisation dans le secteur syndical; fait découvrir la militance sur le front culturel, les secteurs de la jeunesse et des femmes; ou la solidarité avec les centaines de détenus et leur famille (à travers l’organisation TAYAD). Plus: l’organisation de manifestations pléthoriques en Turquie. Plus: le succès public des grands concerts du groupe musical Yorum drainant, à chaque prestation, des milliers de supporters…

Final à la journée du lundi ? L’intervention exemplaire de M. Asoglu. Pour insister sur l'attachement du DHKC à la lutte légale. Y compris sous le régime dictatorial imposé par la junte militaire avec le coup d’Etat du 12 septembre 1980 –quand, à travers des luttes terriblement difficiles, avait été obtenue la reconnaissance des organisations syndicales, ou la création de l’association des familles TAYAD...: grâce au caractère populaire du DHKC et au rapport de forces que les diverses composantes de la gauche radicale avaient pu créer, l'Etat turc aura finalement été obligé de tolérer nombreuses de leurs activités.

Anvers

Mardi, les choses les plus inattendues se devaient d’arriver : elles se produiront et personne n’en sera déçu –à l’exception du Procureur Delmulle et de Kris Vinck, porte-parole de la partie turque. Tout va d’abord commencé par un court historique du DHKP-C tracé par T. Prakken. Lui succèdera l’avocat Raf Jespers, qui va méthodiquement dézinguer les incriminations inventées par J. Delmulle : celle de participation à une association de malfaiteurs «à visée terroriste», et l’accusation d’organisation criminelle que les prévenus auraient constitué et dirigé. «Le Procureur n’a jamais démontré, de quelque manière que ce soit, l’intention des accusés d’attenter personnellement aux biens et aux personnes en Turquie. Qui plus est, cela ne correspond pas à l’idéologie du DHKP-C dont le seul but est de défaire le fascisme en Turquie et y faire respecter les droits de l’Homme». De surcroît, l’association de malfaiteurs «à visée terroriste» n’a aucune consistance juridique dans le Droit belge «car le délit d’association de malfaiteurs contre un Etat n’y existe pas. Vous saisissez ce que je dis ?»… Sur ce, les juges demandent une suspension d’audience pour convenir que les incriminations initiales A et B doivent absolument être amputées de leurs treize derniers mots («Avoir été l'instigateur d'une association ayant pour but de commettre un attentat sur des personnes ou des propriétés [ou d'en avoir fait partie en tant que chef ou d'y avoir commandé de quelque manière que ce soit] –l'association existant par l'unique fait de la constitution de cette bande, ayant pour objectif de commettre des attentats sur des intérêts de l'Etat turc»…! Pause. Il est 12 heures et quelque.

L’après-midi, Ties Prakken remet ça pour dénoncer l’efficacité fort relative des témoignages anonymes (une personne, résidant dans le même immeuble de la Zeedijck à Duinbergen, assurait ainsi avoir identifié avec certitude le dénommé Karatas et confirmé sa présence indubitable dans la résidence Belle Rive)… En guise de contre-exemple confondant, Prakken revient sur un incendie criminel, ayant eu lieu aux Pays-Bas, contre un immeuble abritant des ressortissants d’origine turque. Des appels anonymes à la police hollandaise, maintes fois répétés, en avaient attribué la responsabilité à des tiers. Après une enquête des plus minutieuses, il s’avéra que c’était l’auteur des accusations anonymes en personne (membre de la famille sinistrée) qui avait lui-même bouté le feu. Entre-temps, un journaliste proche de l'ambassade turc en avait profité pour orienter les pistes vers le PKK…

Autre coup de théâtre bienvenu? Prakken qui, une nouvelle fois, revient à la charge afin d’obtenir (c’est absolument son droit) copie de certaines pièces figurant au dossier pénal (des coupures de presse, des communiqués en turc) qu’on n’avait jamais voulu transmettre aux avocats –suite à l’obstruction systématiquement déployée par Johan Delmulle. Que fait le Président Libert ? Il demande sur-le-champ à Musa Asoglu de consulter le dossier et c’est ce dernier qui indiquera au premier juge les pièces les plus intéressantes à transmettre à la défense…

Décidément, qui a tout vu n’a encore rien vu !

Jean FLINKER




Le Clea est un collectif citoyen visant à promouvoir un débat critique sur les nouvelles législations antiterroristes. Le cas de Bahar Kimyongür est exemplaire à cet égard. En vertu de ces nouvelles dispositions, non seulement les libertés d'expression et d'association sont mises à mal mais, en plus, l'avenir d'un homme qui n'a commis aucun délit et comdamné aujourd'hui à cinq ans de prison ferme, est gravement compromis.  
 
 
 

autocollant
Bahar Kimyongür est un symbole
Il est le symbole des dangers que la lutte contre le “terrorisme” fait peser sur nos libertés

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«Un citoyen belge livré pour des raisons électoralistes à un régime pratiquant la torture ?»

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Actualité de Huxley
«(...) au moyen de méthodes toujours plus efficaces de manipulation mentale, les démocraties changeront de nature. Les vieilles formes pittoresques – élections, parlements, hautes cours de justice– demeureront mais la substance sous-jacente sera une nouvelle forme de totalitarisme non violent. Toutes les appellations traditionnelles, tous les slogans consacrés resteront exactement ce qu'ils étaient aux bon vieux temps. La démocratie et la liberté seront les thèmes de toutes les émissions (...) et de tous les éditoriaux mais (...) l'oligarchie au pouvoir et son élite hautement qualifiée de soldats, de policiers, de fabricants de pensée, de manipulateurs mentaux mènera tout et tout le monde comme bon lui semblera.»
Aldous Huxley, Retour au meilleur des mondes
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