Jump to main content
banner
 
es Naviguer dans la version précédente du site
 


Le film retraçant le combat du Clea [Cliquez sur l'image]

 

Livre Bahar
Livre de Bahar Kimyongür
Commandes : Cliquez sur l'image

 
Législations liberticides
Appel du SAD
es Une nouvelle inquisition
Dans le collimateur des lois anti-terroristes
es Procès politique à Liège
es Une menace qui grandit
Presse
  Une presse sous emprise
es Cartes blanches, articles
 

Portez le pin's
«Triangle rouge»
Le Clea en a fait son symbole

triangle rouge
Où se le procurer?
Cliquez sur l'image




 

L'affaire DHFP-CDeniz Kimyongür: une femme d'exception

Le Clea sollicite votre présence

Faut-il abjurer ses convictions pour devenir Belge?
Solidarisez avec Deniz, l'épouse de Bahar Kimyongür !
Rassemblement ce jeudi 20 octobre 2011, dès 13h45, au Tribunal de première instance de Bruxelles

T
rois ans après la dernière audience, le jugement concernant la demande de naturalisation de Deniz Demirkapi aura lieu ce jeudi 20 octobre à 14h00 à la 12e chambre du Tribunal de première instance de Bruxelles (Rue des Quatre Bras 13).

Une fois de plus, c'est pour parer au pire et faire prévaloir les principes de justice et de liberté d’expression et d’association que le CLEA sollicite votre présence ce jeudi 20 octobre à 14 heures. Le Tribunal de première instance de Bruxelles décidera du sort de Deniz en ce qui concerne sa demande de naturalisation.
 
Rassemblement dès 13h45.

Deniz Demirkapi est une fille de réfugiés politiques turcs qui est arrivée en France en 1989 à l'âge de 9 ans.

Deniz vit en Belgique depuis 1999 et est mariée à un Belge depuis 2003.

La loi belge dit qu'après trois ans de résidence en Belgique avec son conjoint, elle peut introduire une demande de naturalisation en Belgique.

Le 26 janvier 2007, Deniz a, en toute logique, souscrit une déclaration d'acquisition de la nationalité belge.

Le 24 avril 2007, le Procureur du Roi lui notifie un avis négatif basé sur des renseignements transmis par la Sûreté de l'État d'après lesquels Deniz serait «une militante du DHKP/C et engagée au sein du Bureau d'Information du DHKP/C de Bruxelles (la vitrine médiatique tolérée du DHKP/C dans la capitale).»

 
Deniz
Deniz Demirkapi et son fils, de 2 mois et demi, Nidal Kimyongür, quelques minutes avant le début de l'audience du 22 octobre 2008.

La Sûreté d'Etat argumente: «Le DHKP/C est un mouvement terroriste marxiste-léniniste, luttant pour un ordre social communiste en Turquie; Ses objectifs sont de mettre fin, en fomentant une révolution populaire armée, à l'hégémonie politique, économique, militaire et culturelle de l'impérialisme en Turquie, de détruire la 'suprématie impérialiste' américaine dans le monde et de faire cesser la répression contre les Kurdes.
Depuis mai 2002, le DHKP/C figure sur la liste européenne actualisée des organisations et/ou mouvements considérés comme terroristes.
Attendu que la déclarante fait l'objet d'un dossier d'information du chef d'agissements suspects, de quatre manifestations, de deux rébellions envers autorités ou personnes ayant un caractère public, de dégradations.
Ces faits constituent potentiellement des faits personnels graves faisant obstacle à l'acquisition de la nationalité belge.»

Pour contester cet avis, le 8 mai 2007, Deniz invite l'Officier de l'Etat civil à transmettre le dossier au tribunal.

Car le hic dans l’histoire c’est que si Deniz avait été une militante du DHKP/C, elle aurait dû, en toute logique, être inculpée pour terrorisme et siéger dans le box des accusés du fameux procès DHKP/C qui dura de décembre 2005 à mai 2010.

Par ailleurs, non seulement, Deniz n’est pas une militante de ladite organisation mais, en plus, les «agissements suspects» dont il est question dans le rapport de la Sûreté relèvent purement de la liberté d'expression et d'association. Nous savons tous avec quel zèle, les autorités policières utilisent le terme «rébellion» et «dégradation» dans les dossiers liés à l’ordre public.

De plus, par ses activités sociales et professionnelles, Deniz dépasse de loin les conditions requises d’intégration imposées aux étrangers désirant devenir Belges.

Deniz a des attaches solides avec la Belgique puisqu’elle est mère de deux enfants belges. Elle parle parfaitement le français, si parfaitement qu’elle a donné des cours pour primo-arrivants dans une association bruxelloise. Depuis son arrivée en Belgique, en tant qu’ouvrière ou en tant qu’employée, elle a toujours travaillé. Enfin, sensibles aux questions sociétales et humanitaires, Deniz est active dans divers mouvements citoyens.

En réalité, ce qui est reproché à Deniz, c’est d'être l'épouse de Bahar Kimyongür qui, lui, était effectivement poursuivi en tant que dirigeant du DHKP/C.

Mais comme a relevé Me Selma Benkhelifa, son avocate, «les faits personnels graves ‘doivent être personnels à l'intéressée’ et il ne peut lui être reproché des faits relatifs à son époux.»

Attendre l'issue du procès DHKP-C
Etant donné que le procès de Bahar Kimyongür était toujours en cours au moment de la comparution de Deniz pour sa demande de naturalisation, la juge Leiser a prononcé la mise en état complémentaire du dossier.

En d’autres termes, la juge a préféré attendre l’issue du procès de son époux Bahar Kimyongür pour statuer sur la demande de naturalisation.

Le 23 décembre 2009, la Cour d’appel de Bruxelles a finalement acquitté son époux des accusations d’appartenance à une organisation terroriste, arguant que ses activités d’information et de sensibilisation relevaient de la liberté d’expression.

Grâce au jugement favorable à son époux, Deniz devrait en principe accéder à la nationalité belge
En tout cas, le CLEA l’espère vivement car la nationalité belge serait une garantie pour sa sécurité. Deniz est en effet recherchée par la police turque depuis le 28 octobre 2002 pour avoir chahuté un ministre turc dans l’enceinte du Parlement européen le 28 novembre 2000.

Actuellement, n’ayant que la nationalité turque, l’émission d’un mandat d’arrêt international par la Turquie à son encontre l’exposerait à un danger d’extradition vers ce pays qui pratique la torture contre ses opposants.

Cette option n’est hélas pas à exclure étant donné que son époux est soumis à pareil mandat pour les mêmes faits.

Le CLEA lance donc un appel à soutenir Deniz en participant à l’audience de ce jeudi 20 octobre 2011 à 14h, rue des Quatre Bras 13, Salle 12.

Une procédure anormalement longue
Après un ajournement pour des raisons obscures (...) [Lire la suite]

Le Clea est un collectif citoyen visant à promouvoir un débat critique sur les nouvelles législations antiterroristes. Le cas de Bahar Kimyongür est exemplaire à cet égard. En vertu de ces nouvelles dispositions, non seulement les libertés d'expression et d'association sont mises à mal mais, en plus, l'avenir d'un homme qui n'a commis aucun délit, menacé aujourd'hui de dix ans de prison ferme, est gravement compromis.  
 
 

«Ne dites pas à ma mère que je suis militant, elle croit que je suis terroriste»
par Edgar Szoc, Secrétaire général de la Ligue des droits de l'Homme [Lire]


Actualité de Huxley

«Par le moyen de méthodes toujours plus efficaces de manipulation mentale, les démocraties changeront de nature. Les vieilles formes pittoresques – élections, parlements, hautes cours de justice– demeureront mais la substance sous-jacente sera une nouvelle forme de totalitarisme non violent. Toutes les appellations traditionnelles, tous les slogans consacrés resteront exactement ce qu'ils étaient aux bon vieux temps. La démocratie et la liberté seront les thèmes de toutes les émissions (...) et de tous les éditoriaux mais (...) l'oligarchie au pouvoir et son élite hautement qualifiée de soldats, de policiers, de fabricants de pensée, de manipulateurs mentaux mènera tout et tout le monde comme bon lui semblera.»
Aldous Huxley, Retour au meilleur des mondes


Site optimisé pour le navigateur Firefox
Firefox
Téléchargez-le ici

Conseils de navigation
Assurez-vous toujours d'ouvrir la dernière version des sites visités (le cas échéant, c'est la version gardée dans la mémoire de votre ordinateur que vous risquez de visualiser).
Servez-vous souvant du bouton d'actualisation des sites
actualiser

Mais ne vous contentez pas que de cela : videz régulièrement la mémoire cache de votre navigateur (sur Internet Explorer : >Outils >Options Internet >“Supprimer les fichiers” >“Supprimer les cookies” >“Effacer l'Historique”).
Firefox offre, en plus, une possibilité de effacement systématique de la mémoire cache à chaque fermeture du logiciel (>Outils >Options >Vie privée >Cocher: “Toujours effacer mes informations personnelles à la fermeture...” et “Demander avant d'effacer mes traces” - Dans “Paramètres”, sélectionner toutes les options).
Pour en savoir plus :
[1]  [2]  [3]