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Güler Zere est décédée


Güler Zere s'est éteinte ce 7 mai 2010 vers 16h50 (heure turque) dans le quartier d'Armutlu à Istanbul, des suites d'un long combat contre le cancer de la bouche.

Prisonnière politique pendant 14 ans pour son appartenance au mouvement marxiste DHKP-C (Parti-Front révolutionnaire de libération du peuple), elle est morte de l'incurie des autorités pénitentiaires et de l'Institut médicolégal qui l'ont laissée agoniser en captivité, à petit feu, sachant qu'elle était légalement libérable pour raisons de santé.

 
Güler Zere
Güler Zere, 38 ans, atteinte d'un cancer terminal, prisonnière politique incarcérée durant 14 ans


L'an dernier, après quatre mois de campagne intensive pour sa libération, l'opinion publique progressiste turque et internationale était parvenue à contraindre les autorités turques de la faire libérer. Le 6 novembre 2009, elle bénéficia en effet de la grâce présidentielle suite à ces pressions démocratiques.

A peine sortie de prison, elle participa aux rassemblements de solidarité avec les prisonniers malades organisés chaque vendredi dans la rue Istiklal à Istanbul.

Mais le mois dernier, son état de sa santé s'est subitement détérioré.

Dans l'une de ces dernières lettres, elle écrivait d'ailleurs: «Ils m'ont abandonnée sur les berges de la mort. Ils ont usurpé mon droit à la vie en me donnant le droit de mourir dehors. Je n'oublierai pas. Et dire qu'il y a encore des prisonniers malades.»

Elle est morte à l'âge de 38 ans, le cœur empli d'amour et d'espoir en des lendemains meilleurs, entourée de ses amis et camarades.

Le 7 mai 2010

Sources: Halkinsesi TV, Milliyet, NTV.


La rue s'embrase pour Güler Zere
[En video sur Haberler.com]

Veillée pour Güler

Les actions de rue en hommage à Güler Zere se multiplient et réunissent pratiquement tous les courants de la gauche anatolienne (le Front populaire -Halk Cephesi- et le Comité alévi révolutionnaire -DAK- dont elle était membre, le Parti communiste -TKP-, le Parti de la liberté et de la solidarité -ÖDP-, le Parti socialiste des opprimés -ESP-, la Plate-forme révolutionnaire indépendante de classe -BDSP-), les syndicats des travailleurs du public (KESK) et des retraités (Emekli-Sen), des collectifs étudiants et  autres associations professionnelles d'avocats (CHD), de médecins (TTB), d'ingénieurs (TMMOB)...

En début de soirée, des milliers de personnes ont parcouru la rue Istiklal à Istanbul aux cris de : "Güler Zere est immortelle", "Liberté pour tous les détenus malades", "L'Etat assassin devra rendre des comptes", "Nous avons payé cher, ils le paieront cher" ou encore "Les martyres de la révolution sont éternels".
Entre-temps, plusieurs centaines de manifestants se sont massés devant son domicile à Armutlu où elle s'est éteinte. La foule a brandi son catafalque drapé de rouge en scandant des slogans hostiles au gouvernement.

On apprend également que des militants masqués du DHKP-C et armés de cocktails Molotov ont défilé dans plusieurs quartiers d'Istanbul, notamment dans le quartier autoproclamé "du 1er mai" (officiellement appelé "quartier Mustafa Kemal"), de Gazi, d'Alibeyköy et de Sarigazi pour saluer "leur camarade Güler Zere".

Güler Zere est une militante kurde zaza du Dersim. A ses vingt et un ans, elle s'engagea dans la guérilla rurale du Front révolutionnaire de libération du peuple (DHKP-C). Capturée par l'armée en 1995, elle fut condamnée à une peine de 34 ans de prison.

L'an dernier, les médecins de la prison d'Elbistan lui diagnostiquèrent un cancer avancé de la gorge mais l'Institut médicolégal entrava sa demande de libération conditionnelle, la condamnant ainsi à une mort certaine. Les autorités turques finirent par céder aux pressions populaires après quatre mois de lutte. Le 4 novembre 2009, le président turc de la République Abdullah Gül signa le décret de grâce présidentielle qui lui permit deux jours plus tard de retrouver le chemin de la liberté. Une liberté bien éphémère qui n'aura duré que 6 mois...

Ses funérailles débuteront demain matin dans le Djemévi (temple alévi) d'Armutlu.


Décès de Güler Zere
Radikal - le 7 mai 2010

Malgré les innombrables rapports médicaux et les conclusions de l’Union turque des médecins (TTB) mettant en garde contre le fait qu’elle était « à l’article de la mort » et malgré des centaines d’action de protestation, Güler Zere, prisonnière de longue date, est morte au septième mois de sa remise en liberté. Dans l'une de ces dernières lettres, elle écrivait: « Ils m'ont abandonnée sur les berges de la mort. Ils ont usurpé mon droit à la vie en me donnant le droit de mourir dehors. Je ne l'oublierai pas. »

Il y a 15 ans, à peine âgée de 20 ans, elle adhéra au Parti/Front révolutionnaire de libération du peuple (DHKP-C) et participa aux actions de cette organisation. Pour ces motifs, elle a été arrêtée et condamnée à 34 ans de prison. A l’âge de 34 ans, on  diagnostiqua chez Zere un cancer de la région palatine. En février 2009, elle fut opérée à la prison d’Elbistan où elle était détenue. Sa maladie s’est à nouveau déclarée deux mois après l’intervention médicale en raison des conditions de détention et de négligences. Avec l’aggravation de sa santé, elle fut transférée au dortoir des condamnés de l’hôpital de Balcali, faculté de médecine de l’université Çukurova.

Ne pouvant plus être soignée dans les conditions de la prison, ses avocats introduisirent le 12 mars 2009 une requête auprès du Procureur général d’Adana. Cependant, la demande de libération conditionnelle fut rejetée.

Durant le mois d’août, l’Union turque des médecins rédigea un rapport médical dans lequel on attirait l’attention sur « son extrême maigreur » due à une insuffisance alimentaire. Zere devra effectuer un trajet de 14 heures en fourgon pénitentiaire, pour effectuer les analyses médicales demandées par l’Institut médicolégal à Istanbul.

Malgré l’urgence du cas, le 28 août, l’Institut médicolégal remarqua « des documents manquants dans son dossier médical et l’absence d’un expert en oncologie dans leur service » et ajourne ses conclusions de deux mois.

Dans un rapport publié le 16 octobre, l’hôpital Balcali de l’université de Çukurova établit que « la maladie ne montre aucun recul. Elle se renouvelle et entre dans une phase irréversible ». L’Union turque des médecins arriva à la même conclusion.

Entre-temps, les actions de soutien à Zere se multipliaient et se sont étendues à tout le pays. Les députés du Parti républicain du Peuple (CHP) Canan Arıtman et Malik Ecder Özdemir écrivirent même au président de la république Abdullah Gül afin qu’il usât de son pouvoir pour sa libération. Finalement, Zere fut libérée par grâce présidentielle le 6 novembre 2009.

Après sa libération, Zere put bénéficier de soins à domicile chez elle, à Küçükarmutlu, un quartier d’Istanbul.

Dans une lettre qu’elle écrivit peu après sa libération, Zere disait: « Ils ont tardé à me libérer. Ils m'ont abandonnée sur les berges de la mort. Ils ont usurpé mon droit à la vie en me donnant le droit de mourir dehors. Je ne l'oublierai pas. Et dire qu’il y a encore des détenus malades et que l’isolement continue. En réalité, l’isolement carcéral est en soi une mort. »

Finalement, Zere a été vaincue par le cancer. Elle s’est éteinte ce vendredi à 16h50.




Le Clea est un collectif citoyen visant à promouvoir un débat critique sur les nouvelles législations antiterroristes. Le cas de Bahar Kimyongür est exemplaire à cet égard. En vertu de ces nouvelles dispositions, non seulement les libertés d'expression et d'association sont mises à mal mais, en plus, l'avenir d'un homme qui n'a commis aucun délit, menacé aujourd'hui de dix ans de prison ferme, est gravement compromis.  
 
 

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La Turquie : Un État de droit ?

   
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«Ne dites pas à ma mère que je suis militant, elle croit que je suis terroriste»
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Actualité de Huxley

«Par le moyen de méthodes toujours plus efficaces de manipulation mentale, les démocraties changeront de nature. Les vieilles formes pittoresques – élections, parlements, hautes cours de justice– demeureront mais la substance sous-jacente sera une nouvelle forme de totalitarisme non violent. Toutes les appellations traditionnelles, tous les slogans consacrés resteront exactement ce qu'ils étaient aux bon vieux temps. La démocratie et la liberté seront les thèmes de toutes les émissions (...) et de tous les éditoriaux mais (...) l'oligarchie au pouvoir et son élite hautement qualifiée de soldats, de policiers, de fabricants de pensée, de manipulateurs mentaux mènera tout et tout le monde comme bon lui semblera.»
Aldous Huxley, Retour au meilleur des mondes


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